Programmation arts visuels


À venir

2 avril au 14 mai 2017

Rétrospective Madeleine Audette, Abstraction

Pour la première fois dévoilée au grand public, cette rétrospective plonge le visiteur dans des abstractions où formes, couleurs, matières, éléments organiques et géométriques se répondent. Toute sa vie, Madeleine Audette a ressentie un besoin viscéral et vital de créer, de la création par pur plaisir, comme elle le spécifie. Ses médiums de prédilection sont l’acrylique et les encres qui lui permettent plus facilement de donner libre cours à la spontanéité du geste et du mouvement. Ayant toujours conservé sa liberté créatrice, l’oeuvre monumentale de Madeleine Audette reste aujourd’hui un trésor trop bien caché.

Madeleine Audette débute sa carrière artistique suite à un voyage à Paris où elle découvre les musées qui sont pour elle une révélation. À son retour, elle travaille quelques temps aux côtés du peintre Adam Zabinski. Elle reçoit des bourses pour étudier au Musée des Beaux-Arts de Montréal de 1969 à 1971. Ses maîtres lui enseignent à « créer ses propres outils » plutôt qu’à utiliser pinceaux et spatules, un apprentissage qui la guidera toute sa vie. La reconnaissance de ses pairs, par différentes bourses d’excellence, l’encourage à persévérer et à explorer toujours plus. Durant les années 1960-1970, elle crée des huiles, encres, dessins et aquarelles ainsi que de la photographie. Puis, au cours des années 1980 elle perfectionne sa technique à l’acrylique dans des mouvements très amples et spontanés. Les années 1990 sont marquées par des tableaux aux couleurs vives en papier fait main moulé, chaque oeuvre ayant inspiré un texte inédit au poète Marcel Dubé. Vers la fin des années 1990, l’artiste explore le monochrome avec des compositions géométriques. Les années 2000-2011 débutent avec un regard vers le passé, l’artiste intégrant dans ses oeuvres les techniques de courtepointe. Puis, c’est résolument tournée vers l’avenir que la décennie se poursuit, en travaillant des photographies argentiques et numériques à l’aide de logiciels informatiques. 

3 novembre au 15 décembre 2017

Exposition des membres

Thématique 2017: Petits formats à l’honneur

Détails à venir. 


Exposition passée

29 janvier au 12 mars 2017

L’invisible du visible 

Vernissage 29 janvier, 14h

Cette exposition fait état du visible et de l’invisible de l’existence humaine et questionne sa nature même, sa constitution et son évolution.  À l’aide d’un procédé qu’elle a elle-même développé, Gϋnes-Hélène Isitan questionne les frontières de l’humain en révélant une vie microscopique cachée; celle des microorganismes de notre propre corps. De son côté, Isabelle Renaud fait cohabiter des œuvres picturales dont les thèmes tendent à recréer un nouvel ADN enfin visible à l’œil nu.

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Gunes Isitan

Partant du fait que nous sommes constitués à 50% de cellules microbiennes, l’artiste Günes-Hélène Isitan s’intéresse depuis plusieurs années à la continuité entre la vie humaine et celle non-humaine.  Alliant art biologique, philosophie et ethnographie multiespèces, elle présente ici deux séries qui nous proposent de repenser la nature humaine sous une perspective moins anthropocentrique. À travers ces corpus, l’artiste soulève des questions quant à la nature de l’être humain en dévoilant les relations d’interdépendance et de devenirs conjoints qui engendrent notre monde.

Originaire de la Turquie, l’artiste biologique Günes-Hélène Isitan a étudié en beaux-arts (Photographie et Intermédias) à l’Université Concordia et détient un Diplôme de 2e cycle en Pratiques artistiques actuelles de l’Université de Sherbrooke. Ses œuvres ont été exposées dans plusieurs galeries au Canada, aux États-Unis et en Europe; elles ont été primées dans divers festivals et concours, publiées dans bon nombre de livres et magazines internationaux, et font partie de collections privées. Elle est également boursière du CALQ. Elle vit à Montréal, et est représentée par la Galerie uNo de Québec et le SciArt Center de New York.

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Isabelle Renaud

Les œuvres d’Isabelle Renaud auscultent les mutations de l’être et de son écosystème en examinant de près ou de loin la mécanique humaine et son milieu de vie. Peintures, monotypes, dessins et sculpture d’assemblage contribuent à questionner notre rapport à l’environnement qui nous a été donné d’habiter et d’inventer. L’artiste présente ici trois séries qui révèlent une génétique insolite qui reste invisible à notre réalité quotidienne.

Isabelle Renaud est diplômée en Arts plastiques du Cégep de Sherbrooke, en Animation 3D du Centre NAD de Montréal, au Baccalauréat multidisciplinaire et au Diplôme de 2e cycle en Pratiques artistiques actuelles à l’Université de Sherbrooke. Isabelle est atteinte d’une maladie orpheline. Cette particularité qui limite sa mobilité physique lui permet de vivre, d’observer et de comprendre son environnement sous un angle inhabituel et où la différence s’inscrit. Indéniablement, son art et la mise en espace de celui-ci sont inspirés par cet état d’être. Boursière de la SODEC et du Conseil des arts du Canada, l’artiste visuelle interdisciplinaire a présenté son travail lors d’expositions collectives en Estrie et à Montréal dont l’exposition La Variation est la norme présentée à la Maison de la culture Frontenac en octobre 2015. Elle a aussi réalisé plusieurs expositions individuelles sur le territoire de l’Estrie où elle vit et travaille.

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