Programmation arts visuels



En cours


2 février au 29 mars

Remous, Sylvain Leblanc et Mélanie Noël
Souterrains,
Amélie Beaupré

Remous, Sylvain Leblanc et Mélanie Noël

Il manie les pinceaux, elle, les mots. Espérant faire vivre des remous intérieurs, le duo brasse couleurs et poésie pour créer un univers qui tourbillonne. En surface ou en profondeur. 

 

La poétesse et le peintre cherchent à faire le parallèle entre l’eau, source de vie, et les rapports humains intimes. Ils sondent l’étendue de ces eaux où l’on se trempe jusqu’aux os pour en apprivoiser les courants qui nous emportent parfois dans des lieux inexplorés de l’être. 

 

L’appel à prendre le large de soi. L’approche et l’éloignement des rives de l’autre. Une fluide indépendance qui s’entremêle à la dépendance affective, sociale qui s’enracine dans la quotidienneté de nos vies. Le rebond, aussi. Ce rebond vécu après avoir touché le fond. Et le bien-être de se laisser flotter, à l’occasion, à la dérive. Sans but précis. 

 

BIOGRAPHIE de Sylvain Leblanc |  Artiste peintre autodidacte depuis plus de 25 ans, il s’intéresse aux différents médiums, à leur transparence et à la superposition de couleurs qui contraste avec le dessin au crayon de plomb. Tout en poursuivant son travail de graphiste, Leblanc se consacre intensivement et professionnellement aux arts visuels. Il participe à différentes expositions, autant en solo qu’en collectif, ces dernières années l’ayant mené entre autres à Montréal, Chicago, Londres, Hong Kong et New York. Ses œuvres ornent d’ailleurs différentes demeures à travers le monde : États-Unis, Chine, Hong Kong, Angleterre et Canada. De nombreuses galeries à travers le Canada exposent les œuvres signées Leblanc.

 

DÉMARCHE | Leblanc puise son inspiration créative dans tout ce qui forge son quotidien et ses rapports aux êtres humains. Ses tableaux au style figuratif abstrait proposent des ambiances contemplatives et sereines. Par sa démarche, Leblanc invite le spectateur à se plonger dans son univers où se tissent des relations, parfois étroites parfois lointaines, entre les personnages et les objets aux couleurs vives d’une intensité troublante. Les formes, aussi réalistes qu’imaginaires, grotesques qu’harmonieuses, témoignent de l’intimité du souffle artistique de Leblanc. Dans ses créations, Leblanc utilise une technique mixte sur toile ou sur panneaux de bois où il privilégie l’acrylique, le crayon de plomb et le transfert d’images.


BIOGRAPHIE de Mélanie Noël | Parallèlement à sa carrière de journaliste à la Tribune, Mélanie collabore à titre de parolière avec des interprètes québécois tels que Fred Pellerin, David Goudreault, Edgar Bori, Richard Séguin. Deux de ses chansons se retrouvent sur des albums ayant remporté un Félix (album le plus vendu 2015 et album folk de l’année 2019). Mélanie et René Bolduc ont présenté Les futurs disparus, une exposition en poésie et en photographie, d’abord à la Galerie La Sacristie de Saint-Venant de Paquette puis au Musée des beaux-arts de Sherbrooke et à la Maison de la littérature à Québec. Un livre, du même nom, a été publié et connaît un beau succès.

 

DÉMARCHE | Mélanie Noël a écrit longtemps en cachette. Des poèmes surtout, mais aussi de courts récits. C’est seulement à l’aube de la trentaine qu’elle ose envoyer, comme des bouteilles à la mer, ses textes. Le Festival en chanson de Petite-Vallée remarque ses écrits et l’invite en 2009 à créer et rencontrer d’autres plumes. Cette expérience lui donne la confiance de partager davantage ses textes créatifs. À titre de journaliste, parolière et poétesse, ce qui intéresse Mélanie est l’humain, ses relations, ses solitudes, ses échecs et ses lendemains. L’intime et l’universel reviennent dans son écriture et permettent de lier les lecteurs entre eux. D’unir le lecteur et l’autrice.


Souterrains, Amélie Beaupré

Ce sont les zones parfois touchantes et parfois arides du monde intérieur qui inspirent Amélie Beaupré. Son accès privilégié aux confins des lieux les plus secrets et aux instants les plus intimes avec les personnes qu’elle rencontre dans son travail la marquent et la nourrissent. Leur représentation par, entre autres, des mondes souterrains lui permet de symboliser ce qui peut difficilement être mis en mots et même abordé.

 

DÉMARCHE | De son métier de psychologue et de ses propres incursions et retraits à l’intérieur d’elle-même lui vient son inspiration pour les cavernes, les minéraux, les abris et les maisons représentés comme des refuges. Pour elle, toutes les histoires, aussi singulières soient-elles, sont à considérer et tous les détails ont une grande valeur. Elle collectionne tous les petits fragments d’histoire. Ils sont inscrits. Ils sont marqués. Ce qu’elle recherche; faire du beau de ces morceaux.

 





À VENIR



15 avril au 31 mai
Vernissage: 19 avril, 14h00

L’espace entre, Jacques Desruisseaux
Résilience, Denis Bordeleau
Sommes-nous bêtes / nous sommes bêtes / When fish fly, Chapitre 5, Ann Bilodeau

L’espace entre, Jacques Desruisseaux

« L’espace entre » apparaît et disparaît. Pour le saisir il faut faire abstraction de toutes formes obstruant le regard. Ce travail de création consiste à utiliser le regard comme outil. Un regard sans discrimination.

Pour Jacques Desruisseaux, travailler les espaces en sculpture est comparable à dessiner sur le verre; tout ce qu’il perçoit devient d’importance égale. Les vides, la matière, les objets environnants, les éléments de distraction, tout est à sa place. Il n’y a plus de forme, plus d’opposition entre le regard, l’oeuvre et l’environnement. Il n’y a ni forme ni espace, tout est en continu.

Les matériaux sont choisis en fonction de la lumière ; taille, densité, ouverture, transparence. Le travail en atelier consiste à créer des espaces pour donner lieu à des assemblages. Visualiser l’environnement pour fragmenter le champ de vision. Dans ce sens, la démarche sculpturale devient l’action de regarder. L’expression qui en résulte balance entre l’organique et le géométrique, créant une lecture à la croisée de la représentation et de l’abstraction. Le processus d’assemblage et de disposition des éléments est guidé par une attention de l’espace, dont l’outil principal de travail est le regard.


Résilience, Denis Bordeleau

La démarche de Denis Bordeleau s’articule autour du concept de métamorphose. Il extrait ses sujets de la trame quotidienne pour les détourner ensuite au profit d’une recherche résolument formelle, à la limite de l’abstraction. À partir d’un réel perçu, il déstructure et reconstruit le sujet de départ, opérant ainsi une transformation plastique de celui-ci pour en dégager une expression nouvelle et singulière.

Ses œuvres picturales et plastiques se construisent souvent à partir de surfaces et supports marqués par le sceau du temps, porteurs de stigmates et de traces de vie. Privilégiant les matériaux possédant déjà du caractère, une âme et une matérialité forte, l’artiste affectionne tout particulièrement la récupération et à la réutilisation de matériaux divers. La recherche de l’essentiel à l’aide de moyens de fortune constitue souvent un élément moteur à la créativité.

Ses plus récents projets, inspirés par les architectures des bidonvilles, lui permettent d’explorer plus en profondeur des environnements et trames urbaines où règne un chaos structurel. Il s’agit pour lui d’en extraire des formes, des teintes et des textures pour créer un impact visuel et pour en révéler la matérialité.


Sommes-nous bêtes / nous sommes bêtes / When fish fly, Ann Bilodeau

Depuis l’automne 2012, Ann Bilodeau travaille à la transformation d’une encyclopédie sur la culture. Le contenu est interprété et reconfiguré en fonction de préoccupations sociales et éthiques qui nous touchent au quotidien et à long terme. 

Plus de 2000 pages sont ainsi tapissées d’images produites sur la matrice de l’encyclopédie dont les textes, illustrations, cartes et chartes se trouvent disloqués et reconstruits avec la surimpression d’informations nouvelles: réflexions, citations, photographies, dessins, estampes, etc. L’essence du corpus d’œuvres est puisée à même le texte, tout en faisant place à une interprétation propre au vécu de l’artiste. L’encyclopédie devient alors à la fois, un lieu de considération sur les connaissances et les problématiques qui nous sont universelles et un journal intime où le récit narratif demeure ouvert à l’interprétation d’une réalité partagée.

Sommes-nous bêtes / nous sommes bêtes / When fish fly représente le cinquième chapitre de ce grand ouvrage.

Au départ, le chapitre 5 propose au spectateur / lecteur une thématique établissant une narration et des questionnements quant à notre relation avec le monde animal. Si l’on veut, il s’agit d’une sorte de bestiaire allant au-delà de la simple illustration et du catalogage. Ce parcours ouvre la conversation à des préoccupations éthiques et à des interrogations sur l’occupation du territoire.

 





28 juin au 30 août

Caroline Létourneau et Ma Ani

Expositions intérieures des Jardins réinventés 2020


Caroline Létourneau

Le travail de Caroline Létourneau jette un regard critique sur la chosification du corps de la femme et la condition féminine à travers la culture populaire et l’histoire de l’art. Elle crée des mondes imaginaires où sont explorées les notions d’identité, d’altérité et de transformation, et où se côtoient tout un ensemble de personnages féminins, des femmes-rebelles aux femmes-ornements, en passant par des femmes artistes négligées par l’histoire de l’art.

 

Ses peintures sont composées d’allégories oniriques, alliant des fragments narratifs éclectiques, des références qui vont du néo-classique à la postmodernité, une matérialité expressive et des couleurs vives. En s’inspirant de nombreuses sources iconographiques (médias, images d’archives, cinéma), elle procède à l’hybridation et à la réinvention des figures des femmes-ornements (comme Marilyn Monroe ou les Tiller Girls) en les confrontant à des femmes-rebelles (comme les Pussy Riot ou Jeanne d’Arc).


Ma Ani

Dans un monde dominé par les zéros et les uns, dans un monde qui récolte des données à la tonne et les revend à prix d’or, on accumule, classe et organise sans cesse. Souvent, les informations sont ordonnées sous forme de listes plus ou moins longues qui, elles-mêmes, peuvent faire partie d’autres listes. Qu’arrive-t-il lorsque l’on tente d’extraire une œuvre artistique du mariage de deux listes n’ayant ensemble aucun rapport évident?

 

Ma Ani ne considère pas les listes comme de simples énumérations verticales, mais bien comme des univers construits, complets, complexes. Si les listes orientent les actions de l’artiste au quotidien, elles s’invitent aussi dans sa pratique, s’imposant en tant que matière première et source de réflexion.


12e édition | Les Jardins réinventés de la St-François


Anachronisme| PRÉSENTer le passé

Le Parc de la Rive et la Maison des arts et de la culture de Brompton sont des lieux qui doivent énormément à leur patrimoine. Le passé est partie prenante du caractère de l’endroit. L’héritage naturel, architectural et culturel du site participe ainsi à l’attachement que la communauté lui témoigne aujourd’hui.

Similairement, l’Histoire de l’Homme, comme de chacun, et les éléments ayant marqué son passé, à la fois récents et lointains, sont fondamentaux à son identité actuelle. L’anthropologie repose entièrement sur ce concept.

Pour cette 12e édition, la thématique proposée appelle à teinter le passé du présent, à emprunter ou citer un souvenir, qu’il soit personnel ou commun, et en faire un commentaire, une restructuration. Joindre la culture populaire contemporaine à l’art muséal traditionnel, décloisonner les disciplines artistiques, fusionner des débats sociaux actuels à un panorama ancien. Concevoir une temporalité non linéaire, rappeler et associer les époques pour imaginer un entre-temps improbable porteur de réflexion.

Les artistes sont invités à penser à des œuvres qui feront du spectateur un témoin d’anachronismes fulgurants. Des installations sous forme de jeu, favorisant les approches participatives, interactives ou encore immersives, mettant ainsi l’expérience du spectateur au cœur de la rencontre sont les bienvenues. Créer des plaisirs inattendus, pour les yeux, pour la réflexion, pour les sens ou simplement pour s’amuser!






PASSÉES



Pour consulter les expositions antérieures à l’année 2020, veuillez vous diriger vers les Archives.


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