Programmation arts visuels



En cours


N.B. Le masque de procédure est obligatoire à l’intérieur. Au besoin, des masques seront en vente pour 1$. 

Le passeport vaccinal n’est pas exigé pour les vernissages et visites d’expositions.

19 septembre au 7 novembre

Identités, exposition regroupant le travail de quatre artistes émergentes
Valérie Whissell, Isabelle Bérubé, Rebecca Vasseur et Charlotte Hamel

VERNISSAGE 19 septembre / sur réservation seulement
14h00 – 14h45 | 15h00 – 15h45
nombre de places limité

Écrivez-nous au info@maculturebrompton.com pour réserver votre place!


Ces expositions dédiées entièrement à des artistes émergentes explorent diverses thématiques reliées à l’identité, en passant par l’acceptation de soi, le cheminement personnel, la construction de l’identité et le questionnement du genre. Venez découvrir le travail de ces quatre artistes de la relève aux médiums et préoccupations actuelles!


« IT’s Ok » De l’ombre vers la lumière, de Valérie Whissell

Dans la vie, il y a des montagnes. Des petites. Des grandes. Des chaînes de montagnes. Des moments de découragement et des moments de gloire. L’expérience varie d’une journée à l’autre en fonction des saisons et des intempéries. Nos perceptions, nos pensées et nos apprentissages façonnent le voyage. À chaque pèlerin sa montagne.

 

L’art de Valérie Whissell est un amalgame du design graphique influencé par l’art de rue « Street art » et de l’art conceptuel et social. À travers son travail artistique, il.elle aborde des thèmes relatifs à la santé mentale et la communauté LGBTQ&+. L’artiste s’inspire également des changements sociaux, environnementaux, économiques et spirituels de l’actualité comme la destruction de la biodiversité et la protection des forêts ancestrales en Colombie-Britannique, la décolonisation, les injustices vécues par les communautés autochtones et le respect de leurs territoires.

 

Fasciné.e par la répétition et la superposition des mots qui deviennent textures, le geste cyclique de Whissell est un acte méditatif. Ainsi, chacune de ses œuvres est le fruit de nombreuses heures à peindre son mantra « IT’s Ok », encore et encore, jusqu’à ce que la composition soit équilibrée.

 

« IT’s Ok » De l’ombre vers la lumière cible le processus d’acceptation et de guérison qui permet de passer de l’obscurité vers un sentiment de paix intérieure. Il s’agit de reconnaître ses tourments et de les transformer en une expérience réconfortante et apaisante. Ce développement se fait étape par étape, de façon graduelle, de la même manière que l’artiste peint son « IT’s Ok », un à la fois. Un cheminement qui ne s’achève pour ainsi dire jamais.

 

Avec la participation de Luc Pallegoix, Guy Tremblay, Yves Harnois, Jean-François Dupuis, Annick Sauvé, Jessica Garneau, Hani Ferland, Marianne Deschênes, Pierre Bibeau et Ultra Nan


Le schisme, d’Isabelle Bérubé

Sélectionnée lors de l’exposition des finissants du Certificat en arts visuels de l’Université de Sherbrooke (2021), Isabelle Bérubé présente sa sculpture Le Schisme à l’étage de la Maison des arts et de la culture de Brompton.

Questionner le développement, la construction-déconstruction de l’identité humaine au contact des autres, des différents milieux de vie, ainsi que le maintien de sa stabilité dans le temps selon les épreuves rencontrées et les expériences vécues.

C’est la matérialisation de ce concept de changement perpétuel de l’être qui prend vie par l’assemblage de matériaux inorganiques en une scène narrative où le personnage chemine entre le réel et l’imaginaire.


Masculinisme, de Rebecca Vasseur

Sélectionnée lors de l’exposition des finissants du Certificat en arts visuels de l’Université de Sherbrooke (2020), Rebecca Vasseur expose au rez-de-chaussée son projet multidisciplinaire Masculinisme, composé d’une série photographie, d’une performance vidéo et d’une œuvre textile. 

Du haut de ses talons, elle étouffe dans son corset et sa robe cupcake.

S‘attaquer aux stéréotypes du modèle féminin et l’attribut de corps-objet, aux contraintes et à la violence subie par les femmes encore aujourd’hui. Rebecca Vasseur se réapproprie le symbole du genre masculin, car le genre n’est en rien lié à son sexe.


T.C.A., de Charlotte Hamel

Sélectionnée lors de l’exposition des finissants du Certificat en arts visuels de l’Université de Sherbrooke (2019), Charlotte Hamel présente à l’étage son installation sonore et immersive intitulée T.C.A.. Prenant la forme d’une pièce étroite installée à même la galerie, vous serez invité.e.s à enfiler le casque d’écoute à l’intérieur par lequel vous pourrez entendre une série de témoignages tout aussi percutants les uns que les autres.

Manger
Verbe transitif du latin manducare
Absorber un aliment

Pour certains, c’est aussi simple que ça.
Pour d’autres, c’est un vrai plaisir.
Pour quelques-uns, c’est une tâche colossale.


Isabelle Bérubé, Charlotte Hamel et Rébecca Vasseur ont été sélectionnées pour exposer à la Maison des arts et de la culture de Brompton grâce à un partenariat avec le Certificat en arts visuels de l’Université de Sherbrooke. Les trois finissantes, de cohortes différentes, ont été approchées durant les expositions des finissants des trois dernières années présentées à la Galerie Antoine-Sirois, située à même le Centre culturel de l’Université de Sherbrooke.


Exposition extérieure

De la scie à l’ordi, un siècle de vie ouvrière
Centenaire de la confédération des syndicats nationaux (CSN)

Le parc de la Rive accueille cet été une exposition de photographies historiques en plein air, sur la thématique de la vie ouvrière. Organisée par la CSN dans le cadre de son centenaire, cette exposition présente des photographies d’archives couvrant la réalité des ouvriers d’hier à aujourd’hui.

De la scie à l’ordi, un siècle de vie ouvrière est une exposition qui se déploie partout à travers le Québec: Baie-Comeau, Gaspé, Gatineau, Joliett e, Montréal, Rivière-du-Loup, Saguenay, Shawinigan, Sherbrooke, Sorel-Tracy, Sainte-Thérèse, Val D’or et Québec. Accessible depuis le 2 juin, cette exposition extérieure composée d’une dizaine de photos sera disponible au public pour une année complète.

En collaboration avec les municipalités participantes, le Musée d’histoire de Sherbrooke, le Musée du Bas-Saint-Laurent, le groupe de recherche Archipel de l’Université du Québec à Rimouski et le Comité du centenaire.



À VENIR



* Restez à l’affût! *



PASSÉES



4 juillet au 5 septembre

Caroline Létourneau, Femmes-rebelles et femmes-ornements
Ma Ani, Motel Molotov

Expositions estivales 2021


Caroline Létourneau, Femmes-rebelles et femmes-ornements

Le travail de Caroline Létourneau jette un regard critique sur les rapports de pouvoir à l’égard des femmes et la réification du corps féminin, tout en célébrant le pouvoir de changement des femmes sur notre planète ravagée et nos communautés. Son corpus se situe au carrefour de l’intime, du politique, de la rébellion et de l’empathie. En s’inspirant de nombreuses sources iconographiques (Internet, films, œuvres d’art), Létourneau crée des mondes imaginaires peuplés de personnages féminins contrastés : des femmes-ornements (comme les participantes à des concours de beauté ou les Playboy Bunnies) aux femmes-rebelles (comme Greta Thunberg ou Malala Yousafzai), en passant par des écoféministes engagées, des jardinières solidaires et des sorcières guérisseuses. Sa recherche-création s’articule autour des concepts de féminisme, d’éthique du care et d’espoir actif.

Les peintures de Létourneau sont composées d’allégories oniriques, alliant des fragments narratifs éclectiques, des références allant du néo-classique au postmoderne et une matérialité expressive. Ses mises en scènes à la fois humoristiques et revendicatrices viennent questionner notre relation à l’histoire et au détournement des images. Elle utilise la technique du collage pour provoquer des rencontres improbables entre des personnages de différentes époques. De plus, dans la lignée de femmes s’étant adonnées aux arts textiles et d’artistes brodeurs actuels, Létourneau utilise la broderie en se réappropriant une technique ancestrale et en la revalorisant comme médium contemporain.

Les œuvres de Létourneau tendent à se mettre en résonance avec un monde intime où se chevauchent souvenirs, impressions, deuils et désirs, tout en créant des dérapages poétiques. L’artiste cherche à débusquer dans les strates d’images et de discours superposés ce que nous prenons pour des vérités immuables, à transformer ce qui nous hante et à résister aux forces déshumanisantes qui travaillent la société.


Ma Ani, Motel Molotov

Qu’obtient-on en accouplant la liste des épidémies du XXIe siècle à celle des paradis fiscaux? Quelle progéniture attendre d’une étreinte entre les personnages de la Bible et les marques de cigarettes d’Imperial Tobacco? L’exposition intitulée Motel Molotov tente avec humour et humilité de répondre à ces questions inattendues.

Il s’agit en fait d’une expérience sur le recoupement de l’information. Dans un monde dominé par les zéros et les uns, dans un monde qui récolte des données à la tonne et les revend à prix d’or, on accumule, classe et organise sans cesse. Souvent, les informations sont ordonnées sous forme de listes plus ou moins longues qui, elles-mêmes, peuvent faire partie d’autres listes. Ma Ani ne considère pas les listes comme de simples énumérations verticales, mais bien comme des univers construits, complets, complexes… Si les listes orientent les actions de l’artiste au quotidien, elles s’invitent aussi dans sa pratique, s’imposant en tant que matière première et source de réflexion. Qu’arrive-t-il alors si l’on s’amuse à manipuler les données? À quoi peut-on s’attendre lorsqu’on tente d’extraire une œuvre artistique du mariage de deux listes n’ayant ensemble aucun rapport évident?

L’exposition comprend une trentaine d’œuvres. Dessin, peinture, photographie, couture, sculpture, collage, gravure… toutes les techniques et tous les matériaux sont permis. Chacune des œuvres est accompagnée des deux listes à la base de sa conception ainsi que d’une courte explication quant au lien qui les unit.

Motel Molotov questionne l’omniprésence de l’information, l’obsession du classement des données ainsi que toutes les choses saugrenues qu’on peut leur faire dire en les trafiquant un brin.



30 mai au 20 juin

Masque de procédure obligatoire à l’intérieur. Au besoin, des masques seront en vente pour 1$.

 

Nadia Loria Legris et Anne-Marie Auclair, Le temps suspendu
Avec la participation d’élèves de l’École secondaire de Bromptonville et de 7 dames de la Diligence.

Dans le cadre du projet VitaCité 2

VERNISSAGE 6 juin / sur réservation seulement
14h00 – 14h45 | 15h00 – 15h45

nombre de places limité

Le vernissage de la prochaine exposition aura lieu le 6 juin prochain, sur réservation seulement. Réservez votre place dès maintenant pour une des plages horaires suivantes: 14h00 – 14h45 | 15h00 – 15h45 en nous écrivant votre nom et numéro de téléphone au info@maculturebrompton.com.

D’une durée de 3 semaines seulement, cette exposition présente le fruit du projet de médiation culturelle VitaCité 2. L’exposition est ouverte au public du 30 mai au 20 juin prochain!

 

Le temps suspendu

Au moment où allaient s’amorcer les ateliers de médiation culturelle avec sept résidentes de La diligence et treize adolescents de l’École secondaire de Bromptonville, une vague planétaire sans précédent a frappé. Sa soudaineté et son intensité ont fait basculer nos vies, notre quotidien et notre rapport à l’autre. Le temps s’est suspendu. 

Par conséquent, réunir la communauté de Brompton autour d’un repas, inviter les participants à échanger, créer des liens et concevoir des œuvres communes à partir de rebuts végétaux s’est donc avéré impossible. Tout en préservant son essence, le but initial du projet créatif et intergénérationnel VitaCité s’est muté en un objectif de briser l’isolement et faciliter les échanges sociaux entre groupes. 

L’idée de départ de faire émerger la créativité et l’esprit de collaboration autour de l’utilisation de matières détournées de notre quotidien est demeurée présente. Les participants ont découvert des façons autres de créer par l’exploration et l’utilisation des encres végétales fabriquées à partir de matières résiduelles végétales provenant de la cafétéria de l’école et de la communauté. 

Avec la détermination et l’implication de tous, il a été possible d’établir un canal d’échanges à distance grâce à une correspondance régulière entre deux lieux, entre deux groupes. Ce sont les artistes Anne-Marie Auclair et Nadia Loria-Legris qui ont servi de liants, de relais et de postiers. Entre les mois de septembre et décembre 2020, l’évolution des règles sanitaires a contraint le projet à se métamorphoser à de nombreuses reprises, tant au niveau de l’échéancier que dans les façons de faire. Le temps suspendu atteste ainsi de la résilience, du besoin de l’autre, de la force commune et de l’instinct de partage malgré l’incertitude et l’appréhension générées par ce déferlement planétaire. 

 

Participants


THÉRÈSE BÉLISLE – ANGELA CLOUTIER – THÉRÈSE DIONNE – RAYMONDE GAUVIN – LISETTE LAHAIE – HUGUETTE MARINEAU FOREST – MICHELINE MARENGO 

VITOR AQUINI FERNANDES MENDONCA – ALEXANDRE CÔTÉ – ÉMY FREDETTE – ÈVE GAGNÉ – SALMA GARDNER – MEGHAN GAUDREAU – ARTHUR L’HÉRAULT – MAUDE MONTY – ELIE MORIN-SANSCARTIER – EMMA POULIN – GABRIEL SALVAIL – VICTORIA SAMSON – LÉA SAVARD

 

Artistes


ANNE-MARIE AUCLAIR – NADIA LORIA-LEGRIS

 

La Maison des arts et de la culture de Brompton souhaite remercier Barbara Meilleur, Maude Charland-Lallier, Angela Cloutier, Joanie Boisvert, Ann-Janick Lépine et tous les membres de la division de la culture de la ville de Sherbrooke sans qui la réalisation de ce projet n’aurait pas été possible. Un merci tout particulier à l’artiste et coordonnatrice du projet Nadia Loria-Legris et Anne-Marie Auclair, artiste et graphiste.


Luc St-Jacques, À la rencontre du 6e sens

Cette œuvre est l’aboutissement du projet VitaCité 2, où chacun des centres culturels d’arrondissement et la table de concertation Ascot en santé ont soutenu la création d’œuvres en médiation culturelle en collaboration avec leur communauté locale respective. Pour les guider, des artistes de diverses disciplines ont partagé leur passion avec ces participants et participantes en créant des œuvres en lien avec le thème du 6e sens.

Inspiré par ces projets artistiques collectifs, M. Luc St-Jacques a créé une sculpture intitulée À la rencontre du 6e sens, où il allie des composantes picturales, textuelles et photographiques à une œuvre sculpturale.

Cette œuvre se promènera dans les différents centres culturels d’arrondissement où chaque escale durera environ trois semaines. Actuellement au centre culturel et du patrimoine Uplands (9, rue Speid), elle se rendra ensuite à la Maison des arts et de la culture de Brompton (1, rue Wilfrid-Laurier), au centre culturel et communautaire Françoise-Dunn (151, rue de l’Ontario), chez Ascot en santé (1520, rue Dunant), au centre culturel Le Parvis (987, rue du Conseil) et au centre culturel Pierre-Gobeil (970, rue du Haut-Bois Sud).



28 mars au 23 mai 2021

Denis Bordeleau, Résilience
Ann Bilodeau, Sommes-nous bêtes / nous sommes bêtes / When fish fly, Chapitre 5

 

 

Denis Bordeleau, Résilience

La démarche de Denis Bordeleau s’articule autour du concept de métamorphose. Il extrait ses sujets de la trame quotidienne pour les détourner ensuite au profit d’une recherche résolument formelle, à la limite de l’abstraction. À partir d’un réel perçu, il déstructure et reconstruit le sujet de départ, opérant ainsi une transformation plastique de celui-ci pour en dégager une expression nouvelle et singulière.

Ses œuvres picturales et plastiques se construisent souvent à partir de surfaces et supports marqués par le sceau du temps, porteurs de stigmates et de traces de vie. Privilégiant les matériaux possédant déjà du caractère, une âme et une matérialité forte, l’artiste affectionne tout particulièrement la récupération et la réutilisation de matériaux divers. La recherche de l’essentiel à l’aide de moyens de fortune constitue souvent un élément moteur à la créativité.

Ses plus récents projets, inspirés par les architectures des bidonvilles, lui permettent d’explorer plus en profondeur des environnements et trames urbaines où règne un chaos structurel. Il s’agit pour lui d’en extraire des formes, des teintes et des textures pour créer un impact visuel et pour en révéler la matérialité.


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Ann Bilodeau, Sommes-nous bêtes / nous sommes bêtes / when fish fly, chapitre 5

Depuis 2012, Ann Bilodeau investit une partie importante de sa vie à son projet Encyclopédia, dans lequel elle travaille à l’appropriation et la transformation de la première édition de l’Encyclopédie Universelle Française, Volume I (Histoire, arts et géographie) et Volume 2 (Sciences et technologies).

Dans cette étude d’envergure, chacune des pages de l’ouvrage original subit une métamorphose à travers la manipulation de son contenu et la superposition d’illustrations, de cartes et de chartes puisées ailleurs dans l’encyclopédie. La matrice initiale se voit ainsi disloquée, puis reconstruite et bonifiée d’informations nouvelles dont l’essence unique est puisée à même le texte de la page de départ. Avec plus de 1620 pages déjà transformées, le projet de l’artiste est découpé en chapitres dont les thèmes respectifs et fils conducteurs se sont présentés parfois par intention, parfois par intuition. L’artiste fait également place à une interprétation moins littérale provenant de sources autres, telles que lectures personnelles et visionnements de films documentaires, qui l’alimentent tout au long du processus de réalisation et qui ajoutent ainsi de nouvelles strates de lectures aux œuvres.

Sommes-nous bêtes / nous sommes bêtes / When fish fly constitue le cinquième chapitre de cet important projet. Cette section porte un regard sur le monde animal et ouvre la voie à des questionnements quant à la relation que nous entretenons avec celui-ci. Ensemble, le corpus d’œuvres forme une sorte de bestiaire allant au-delà de la simple illustration et du catalogage et adresse des préoccupations éthiques ainsi que des notions de partage et survie commune. L’artiste aborde ainsi la complexité de l’évolution de notre perception de la place que nous occupons dans le monde naturel.



19 novembre au 20 décembre

Exposition annuelle des membres, Le figuratif défiguré

ADRIENNE BEAUDOIN / ANNE-MARIE AUCLAIR / ANNE-MARIE ROBERT / BERNARD BOURBONNAIS / BRIGITTE BAILLARGEON / BRIGITTE DAHAN / CAROF / DENISE LIEUTENANT / DENYSE LAMONTAGNE / DOMINIQUE RIOUX / ÉRICKA AUDET / FRANCEL / FRANCINE FORTIER / ISABELLE LAUZON / JACQUES AUDET / JAREK LETOWSKI / JÉ L’ARTISTE / JESSICA CHABOT / JOHANNE BILODEAU / JOANNE BROUARD / JOHANNE CÔTÉ / JULIE NORMAND / LILIANE LAFRANCE / LUCIE LAFRENIÈRE / MADELEINE BOUSQUET / MANON MARCOUX / MARIE MONTIEL / MARIE-CLAIRE PLANTE / MARIELLE SAVARIA MARTIN / MARIE-PAULE ROYER / MARTIN LUKAS OSTACHOWSKI / MICHEL POULIN / MIGUEL ST-LAURENT / NADIA LORIA LEGRIS / PAUL DUVAL / RÉAL GAGNON / RÉJANE TARDIF / SARAH GOBEIL / SIMON GAUTHIER-BRULOTTE / SUZANNE DESLAURIERS / SUZANNE POULIOT / TÉGÉE / THOMAS BEAUCHAMP-LEFEBVRE / YOLANDE FORTIER

Toute figuration, aussi fidèle puisse-t’elle être, est une déformation de la réalité. Un sujet représenté est fixé, définit et simplifié par l’artiste qui le dépeint.

Du moment qu’on altère cette représentation, on s’éloigne du connu, voire du reconnaissable. Il se créé alors une tension entre « ce qui était » et « ce qui devient », entre un état de figure dégradée et de forme en création.

Est-ce que le figuratif transformé représente mieux, par sa nature changée, une parcelle de la réalité?


EXPOSITION VIRTUELLE // SUIVEZ LE DÉVOILEMENT DES OEUVRES CHAQUE JOUR!

Le passage de l’Estrie en zone rouge nous oblige à fermer la Maison des arts pour une durée indéterminée. L’exposition Le figuratif défiguré, prévue du 19 novembre au 20 décembre 2020, sera virtuelle jusqu’à nouvel ordre. Vous pourrez suivre le dévoilement graduel de l’exposition à partir du 27 novembre sur notre page Facebook*, notre compte Instagram* et notre chaîne Youtube. Pensez à vous abonner pour être mis au courant des nouvelles publications!


VISITE VIRTUELLE 

Voir l’exposition virtuelle >>

Chaque année, le public est invité à voter pour une œuvre coup de cœur. L’artiste qui remporte ce prix reçoit une adhésion gratuite à la Maison des arts et de la culture de Brompton. Félicitations à Francel pour son œuvre Samaya 1, gagnante du prix coup de cœur du public 2020.



13 septembre au 1er novembre

Cynthia Touchette, Les délicatesses

Cette série de peintures est inspirée du moment béni où deux individus tombent en amour et se retrouvent dans l’autre. Où, pour un instant, les similitudes sont plus visibles que les différences. Où le corps répond vigoureusement, tant sur le plan physique que chimique, à la présence de l’autre et à la multitude des fortes explosions qui en découlent de façons variées et créatives. Les délicatesses s’appuie sur le plaisir, la joie, les endorphines, les phéromones, la lulibérine et toutes ces hormones poétiques reliées au plaisir. 

À partir d’une trame de fond figurative se bousculent et se chevauchent des couches successives et des procédés puisés dans divers courants de l’histoire de l’art afin de créer un univers singulier dans un débordement visuel contrôlé. Ces tableaux explorent ainsi le dialogue entre couleurs, formes et techniques empruntées au vaste champ de l’histoire de la peinture. Se voulant à la fois ludique et légère, cette exploration spatiale et picturale complexe crée un espace où les formes se dédoublent et se répondent entre les différents tableaux et à l’intérieur même de chacun.


BIOGRAPHIE | Cynthia Touchette est une artiste visuelle vivant et travaillant dans les Cantons-de-l’Est. Son travail mélange différentes techniques et approches empruntées au vaste champ de l’histoire de l’art, ce qui résulte en des travaux lumineux, vivants et énergiques. En utilisant la peinture, la sculpture, le dessin et l’installation, sa pratique met l’accent sur les notions de jeu et de narration, tout en questionnant les identités. Elle a complété un Bac en arts Visuels à l’UQAM en 2001 ainsi qu’une maîtrise en Arts Visuels à l’Université Laval en 2009.


Volet artistes de la relève

Camille Beauchamp-Lefebvre, [Cocon]struction

[Cocon]struction fait la synthèse entre un intérêt pour l’aménagement des lieux, d’une part ; d’autre part, une fascination pour les textiles ; et enfin, un questionnement sur le rapport que nous entretenons avec notre environnement. À la fois opaque et transparente, l’œuvre transpose à l’échelle humaine une enveloppe organique habituellement minuscule, pour créer un dialogue entre la nature, l’art et le corps. [Cocon]struction est une invitation à l’introspection, à poser un regard sur le développement de notre identité, si perméable et changeante.


BIOGRAPHIE | Diplômée en arts, lettres et communication profil média du Cégep de Sherbrooke, Camille Beauchamp-Lefebvre a poursuivi ses études en communication à l’Université de Sherbrooke. Désirant s’orienter vers la scénographie et renouer avec sa fibre créatrice, elle décide de joindre le certificat en arts visuels de l’Université de Sherbrooke à son parcours de communication, complétant ainsi un baccalauréat multidisciplinaire. Au cours de l’année 2019, elle présente son travail lors de Dialogues, l’exposition des finissants du certificat en arts visuels, et dans le cadre du Prix Claude Métras de la Grande virée artistique de Sherbrooke.


Volet artistes de la relève

Lylou Savoie, Chaos calculé

C’est en se donnant la permission d’avoir un regard conscient sur la nécessité de l’ordre dans le désordre qu’est né un balan entre le chaos et la clarté d’esprit. Cet aménagement lucide d’œuvres parfois perçues comme étant bordéliques peut être comparé à une chambre d’adolescent. Cette pièce intime miroite souvent l’espace mental de ce dernier et c’est pourquoi le travail intérieur de l’artiste se fait ressentir dans ses œuvres. On y décèle une chambre qui, par le passé, fut encombrée de pensées. La chambre de quelqu’un qui réfléchit trop. Confortable dans les habitudes acquises au fil du temps, l’adolescent accepte de les laisser ‘’squatter’’ en supposant qu’elles ont un droit acquis. C’est seulement en y faisant le ménage qu’il peut volontairement réclamer son espace mental. En prendre, en laisser.

C’est la clarté qui n’est possible que par la présence de son antonyme qui intéresse Lylou Savoie. Le fait d’être sélectif par rapport au chaos que nous permettons de faire entrer dans notre chambre, tout en respectant ses propres capacités à atteindre un équilibre sain—c’est le chaos calculé qui s’agence à l’ordre.


BIOGRAPHIE | Lylou Savoie, alias Lylouze, est une artiste émergente multidisciplinaire de 22 ans au parcours scolaire non-linéaire et intentionnellement interminable. Étudiant en Arts visuels au Collège Régional Champlain depuis 2015, elle s’alloue le temps nécessaire pour s’épanouir de manière organique dans le domaine des arts et dans les autres sphères de sa vie. Tout en prenant en considération la réalité du tournant digital inévitable des pratiques artistiques, elle a pour objectif, à travers le mariage de techniques traditionnelles et numériques, d’atteindre un certain équilibre qui lui est propre.



2 février au 29 mars

Sylvain Leblanc et Mélanie Noël, Remous
Amélie Beaupré, Souterrains

Sylvain Leblanc et Mélanie Noël, Remous

Il manie les pinceaux, elle, les mots. Espérant faire vivre des remous intérieurs, le duo brasse couleurs et poésie pour créer un univers qui tourbillonne. En surface ou en profondeur. 

 

La poétesse et le peintre cherchent à faire le parallèle entre l’eau, source de vie, et les rapports humains intimes. Ils sondent l’étendue de ces eaux où l’on se trempe jusqu’aux os pour en apprivoiser les courants qui nous emportent parfois dans des lieux inexplorés de l’être. 

 

L’appel à prendre le large de soi. L’approche et l’éloignement des rives de l’autre. Une fluide indépendance qui s’entremêle à la dépendance affective, sociale qui s’enracine dans la quotidienneté de nos vies. Le rebond, aussi. Ce rebond vécu après avoir touché le fond. Et le bien-être de se laisser flotter, à l’occasion, à la dérive. Sans but précis. 

 

BIOGRAPHIE de Sylvain Leblanc |  Artiste peintre autodidacte depuis plus de 25 ans, il s’intéresse aux différents médiums, à leur transparence et à la superposition de couleurs qui contraste avec le dessin au crayon de plomb. Tout en poursuivant son travail de graphiste, Leblanc se consacre intensivement et professionnellement aux arts visuels. Il participe à différentes expositions, autant en solo qu’en collectif, ces dernières années l’ayant mené entre autres à Montréal, Chicago, Londres, Hong Kong et New York. Ses œuvres ornent d’ailleurs différentes demeures à travers le monde : États-Unis, Chine, Hong Kong, Angleterre et Canada. De nombreuses galeries à travers le Canada exposent les œuvres signées Leblanc.

 

DÉMARCHE | Leblanc puise son inspiration créative dans tout ce qui forge son quotidien et ses rapports aux êtres humains. Ses tableaux au style figuratif abstrait proposent des ambiances contemplatives et sereines. Par sa démarche, Leblanc invite le spectateur à se plonger dans son univers où se tissent des relations, parfois étroites parfois lointaines, entre les personnages et les objets aux couleurs vives d’une intensité troublante. Les formes, aussi réalistes qu’imaginaires, grotesques qu’harmonieuses, témoignent de l’intimité du souffle artistique de Leblanc. Dans ses créations, Leblanc utilise une technique mixte sur toile ou sur panneaux de bois où il privilégie l’acrylique, le crayon de plomb et le transfert d’images.


BIOGRAPHIE de Mélanie Noël | Parallèlement à sa carrière de journaliste à la Tribune, Mélanie collabore à titre de parolière avec des interprètes québécois tels que Fred Pellerin, David Goudreault, Edgar Bori, Richard Séguin. Deux de ses chansons se retrouvent sur des albums ayant remporté un Félix (album le plus vendu 2015 et album folk de l’année 2019). Mélanie et René Bolduc ont présenté Les futurs disparus, une exposition en poésie et en photographie, d’abord à la Galerie La Sacristie de Saint-Venant de Paquette puis au Musée des beaux-arts de Sherbrooke et à la Maison de la littérature à Québec. Un livre, du même nom, a été publié et connaît un beau succès.

 

DÉMARCHE | Mélanie Noël a écrit longtemps en cachette. Des poèmes surtout, mais aussi de courts récits. C’est seulement à l’aube de la trentaine qu’elle ose envoyer, comme des bouteilles à la mer, ses textes. Le Festival en chanson de Petite-Vallée remarque ses écrits et l’invite en 2009 à créer et rencontrer d’autres plumes. Cette expérience lui donne la confiance de partager davantage ses textes créatifs. À titre de journaliste, parolière et poétesse, ce qui intéresse Mélanie est l’humain, ses relations, ses solitudes, ses échecs et ses lendemains. L’intime et l’universel reviennent dans son écriture et permettent de lier les lecteurs entre eux. D’unir le lecteur et l’autrice.


Amélie Beaupré, Souterrains

Ce sont les zones parfois touchantes et parfois arides du monde intérieur qui inspirent Amélie Beaupré. Son accès privilégié aux confins des lieux les plus secrets et aux instants les plus intimes avec les personnes qu’elle rencontre dans son travail la marquent et la nourrissent. Leur représentation par, entre autres, des mondes souterrains lui permet de symboliser ce qui peut difficilement être mis en mots et même abordé.

 

DÉMARCHE | De son métier de psychologue et de ses propres incursions et retraits à l’intérieur d’elle-même lui vient son inspiration pour les cavernes, les minéraux, les abris et les maisons représentés comme des refuges. Pour elle, toutes les histoires, aussi singulières soient-elles, sont à considérer et tous les détails ont une grande valeur. Elle collectionne tous les petits fragments d’histoire. Ils sont inscrits. Ils sont marqués. Ce qu’elle recherche; faire du beau de ces morceaux.

 



Pour consulter les expositions antérieures à l’année 2020, veuillez vous diriger vers les Archives.


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