Desjardins

:: cliquer sur l'image pour l'agrandir

Monument éphémèrePoème 20 x 20 

 

Programmation d’activités Jardins réinventés


Du 19 juin au 29 août 2010

Intégration d’œuvres à la nature

Troisième édition


Heures d’ouverture : mardi au dimanche, 10 h à 17 h
Entrée libre

Cet été, au parc de la Rive, vivez une expérience captivante! Regarder, sentir, écouter… découvrez avec vos sens, au détour des sentiers, neuf jardins artistiques réalisés par des artistes issus de deux disciplines, les arts visuels et l’architecture de paysage. Arrêtez-vous un moment et émerveillez-vous de ce que la nature inspire.

Ouverture officielle le samedi 19 juin à 14h

Thématique : Le jardin situé

Pour sa troisième édition, l’événement Les Jardins réinventés invite artistes, architectes, designers et équipes pluridisciplinaires à soumettre une proposition de projet éphémère en lien avec son thème « Le jardin situé ».

Cette année, l’événement cherche à explorer à la fois la signification actuelle et la portée critique de l’art des jardins ainsi que le contexte du site de présentation. La Maison des arts et de la culture de Brompton est un lieu qui, de par sa géographie, offre un riche potentiel en termes de reliefs et de points de vue à explorer. C’est en ce sens que les projets qui abordent le cadre physique du site et qui sortent littéralement de ce cadre seront favorisés, tout comme ceux touchant à la réalité du contexte de Brompton dans la région des Cantons de l’Est.

À l’heure où l’idée même de nature sauvage s’estompe dans les esprits pour laisser place à celle d’une nature presque entièrement domestiquée, qu’en est-il du jardin contemporain ? Historiquement, le jardin représente le lieu désigné d’une nature idéalisée où se succèdent à l’infini des variantes d’aménagements et de mises en scène. Que devrait refléter le jardin d’aujourd’hui, à la lumière des problèmes auxquels nous sommes confrontés en tant qu’espèce ? En se basant sur les pratiques émergeantes en architecture de paysage, les participants sont invités à explorer le rôle qu’a à jouer le jardin dans le contexte global actuel et également au niveau local.

 

Nos artistes pour la troisième édition


Brigitte Roy

Jacques Desruisseaux et Carlo Roccella

Stéphanie Demers Thiébaud collaboration Adriane Gariépy

Catherine Baas et Alexandre Baudouin

Guillaume Tardif

José Luis Torres

Thérèse Chabot et Linda Swanson

Catherine Chaumont et Frédérick Boissonnault



Participations spéciales


Étudiants du certificat en arts visuels
de l'université de Sherbrooke

Dans le cadre du cours pratique de création in situ, donné par madame Diane Boudreault, chargée de cours et directrice du certificat en arts visuels de l'université de Sherbrooke, 6 étudiants réalisent une installation soit Martine Daigle, Gabriel Gemme, Kaven Joyal, Tanya Juair, Lucie Levasseur, Myriam Richer.

Jeunes de la Coopérative jeunesse de service

Un jardin est réalisé par des jeunes de la Coopérative jeunesse de service de l’arrondissement de Brompton sous la supervision d’un horticulteur et d’un animateur. Nous souhaitons par ce projet spécial sensibiliser les jeunes à l’environnement et qu’ils s’approprient de façon positive le parc de la Rive et la Maison des arts et de la culture de Brompton. Nous voulons, par cet échange, créer de nouveaux liens avec les jeunes de la communauté.

Le Golf des Pétroglyphes

Nulle part ailleurs

Brigitte Roy, Sherbrooke

Sortir de l’atelier pour emprunter le paysage
Aller à la rencontre
Au devant de quelqu’un qui vient
Moment particulier qui évoque le mouvement
Envisager l’infini des possibles dans la mouvance de l’imprévisible
L’imprévu perturbe le rythme, invite à l’action
Il évoque le nouveau, le point de départ d’autre chose
Il est promesse d’espoir
Je rêve d’échapper au connu
Mes idées s’entremêlent et s’envolent en courants invisibles
Je souffle dans les parfums du vent
J’imagine la fraîcheur de l’été
La brise, le vent, la lumière, les sons, les couleurs
Traduire l’atmosphère paysagère et éphémère de la rive
Installer l’imprévu
Fissurer l’habituel
Dérégler le quotidien
S’ouvrir à une poétique de la rencontre
Saisir cet instant fugitif et éphémère
Imprévisible création
Emprunter le paysage
Espérer l’offrir de nouveau a quelqu’un qui vient
Nulle part ailleurs

Poème 20 x 20

Regarder par la racine

Jacques Desruisseaux, Sherbrooke

Carlo Roccella, France

Je me suis réveillé avec cette idée en tête : un peu macabre, peut-être ? La dernière demeure serait-elle la demeure des rêves ? Or, il y a une expression française qui fait rire pour parler de la mort : "manger les pissenlits par les racines". Et si on regardait une plante par les racines ? Alors imaginons un "niveau sol" fait en verre, sur lequel est posée une plante. Nous sommes dans notre dernière demeure, six pieds sous terre et nous regardons le ciel.
Carlo Roccella

J’explore l’environnement même où se déploient nos existences ; pourquoi pas dans un jardin ? Par des signes installés ici et là, mon intention est de montrer un reflet de soi et inciter à une forme de recueillement. Tendre vers l’essentiel dans un monde où les besoins et la cadence transforment notre rythme de vie par la nouveauté et la rapidité. Prenons le temps de toucher la terre et de regarder par la racine.
Jacques Desruisseaux

Foliae expérientiel

Déroute Sauvage

Stéphanie Demers Thiébaud, Orford

collaboration Adriane Gariepy, Sherbrooke

Nature domestiquée au profit de l'homme
Les ponts entre lui et son environnement s'écroulent
Milieu de vie inerte, jardin tout béton, nature morte
Sous le poids d'une telle déroute, quel sera le prix?
Le sauvage, l'indomptable force de vie
"Renaturalisation" de son territoire
Envahie au sein de cette cacophonie, elle écoute toujours
Que dira t'elle, jusqu'où la nature se rebellera?

Nuancier Florale

Crues ou paysage à la dérive.

Catherine Baas , France

Alexandre Baudouin, France

L'installation conçue pour "Les jardins réinventés de la St François" s'appuie sur une étude du site. J'ai pu découvrir qu'au cours de l'histoire cette rivière avait connu plusieurs crues importantes. C'est sur ces évènements et la singularité de cette manifestation, que l'idée de jardin insolite est né. Ce mobilier fait partie du paysage, la végétation la traverse, la recouvre. C'est une métaphore du temps et de la nature dont la vitalité n'a pas de limite.

Ce sera une réalisation in situ complètement inhérente à ce lieu. Par ailleurs, voulant faire référence à un échange Canada/ France, cette oeuvre sera aussi un écho à une installation pérenne réalisée en France au bord du fleuve le Rhône en 2009.

Observatoire des lieux

Pousse vers...

Guillaume Tardif, Québec

L’empreinte digitale, c’est la représentation ultime de l’individualité, une notion sacrée dans nos sociétés occidentales. Dans ce jardin sculptural, je m’approprie le motif de ces sillons minuscules pour évoquer les liens qui existent entre les gestes que nous posons au quotidien et leurs impacts sur le territoire que nous habitons.

Au cours de l’été, les visiteurs verront ce jardin changer lentement d’apparence. Au fil des heures, la lumière traversant la sculpture créera un jeu d’ombres se déplaçant sur le sol. Au fil des semaines, des plantes semées en début de saison fleuriront pour remplir progressivement les sillons creusés dans la terre.

Instants sur terre

Nature soulevée

José Luis Torres , Montmagny

L’intervention Nature soulevée joue sur des rapports de proportions et d’échelles, sur le très petit et le très grand, le très près et le très loin.

Dans le paysage, cette pièce symbolise à elle seule un territoire qui offre à notre imagination un refuge, une terre d’accueil. Cette « mise en scène surélevée » crée un point de vue en contre-plongée à partir du sol qui permet à l’observateur de regarder, à travers une nature aménagée et presque domestiquée, le paysage environnant.

Cette structure a la qualité d’être un espace ouvert et à l’échelle humaine. Du haut de cet « observatoire », les visiteurs peuvent ainsi parcourir du regard l’environnement, tout en constatant la trace – à la fois physique et esthétique – de leur propre déplacement au sein de la nature.

Monument éphémère


Mets tes lunettes et regarde! Look! Mira!

Thérèse Chabot, Saint-Jean Baptiste

Linda Swanson, Montréal

Regarde! En haut, en bas, au loin, de proche, de jour, de soir, au frais, au sec. Le jardin Mets tes lunettes et regarde! Look! Mira! nous invite à une expérience sensorielle unique dans le paysage. Concrètement, de grands tournesols disposés en plusieurs arcs muraux délimitent l’espace extérieur du jardin. En son centre dans l’espace intérieur, tel un miroir, un bassin d’eau réfléchit l’immensité du ciel. Les fleurs de tournesols regardent vers le ciel et suivent la trajectoire du soleil selon l’heure du jour, fidèles à la progression du cycle des saisons. Au fil de l’été, les murs de tournesols grandiront et notre conscience de ce phénomène de croissance en sera affectée. Regarde comme le temps passe! Regarde comme les couleurs changent! Regarde, il y a de nouveaux oiseaux qui apparaissent à travers le feuillage! Regarde, ces drôles de moineaux ont même un oeil magique qui te permet de regarder avec des yeux d’oiseaux et de choisir des éléments du paysage environnants pour mieux les contempler - comme le pont, la rivière, le monument, la beauté jaune d’un pétale, le vert d’un brin d’herbe, le noir d’une roche.

Le jardin Mets tes lunettes et regarde! se veut un échange privilégié de plaisir avec la nature et le visiteur, par des jeux de regards favorisant notre pouvoir exponentiel de la comprendre à travers nos sens.

 

Monument éphémère


Hors-terre

Catherine Chaumont, Montréal

Frédérick Boissonnault, Montréal

“Il faut cultiver notre jardin” pour d’abord nous rappeler que le travail est une richesse, ou simplement pour faire un clin d’oeil à tous ceux qui sont habités par le désir d’avoir un coin de terre où bâtir quelque chose ; une cabane, une maison, un sentier, un jardin ! À chacun son jardin, à la ville ou à la campagne…

Dans le cadre des « Jardins réinventés », notre installation répond à son contexte structurel, la pergola, et au thème de cette année : Le jardin situé. Se plaçant entre la maison et le jardin, celle-ci nous abrite avec ses parois et ses fenêtres, nous enveloppe tout en nous projetant vers le lointain avec ses lignes fuyantes qui découpent l’horizon.

Les jardins sont un moyen de prendre racine et d’imposer un calme vital au monde parfois étourdissant dans lequel nous vivons. Nous aménagerons cette structure « pergolesque » en revisitant les limites et les lois physiques du jardin pour y « semer » une installation.

L’aménagement « Hors-terre » interroge l’espace habitable du jardin dans la nature, ce qu’il nous propose pour vivre. Pour survivre aussi. La nature et ses jardins nous offrent du silence, du rêve, de l’intimité et de la magie, certes ! Mais il faut aussi savoir défier l’enracinement, questionner ses visées réelles…

Revisitons le jardin par la suspension des idées reçues et du temps, en lui restituant une part de sa forme rêvée, fantaisiste…

Maison des arts et de la culture de Brompton
Parc de la Rive, arrondissement de Brompton
1 rue Wilfrid-Laurier, Sherbrooke

Certificat en arts visuel de l'UdeS


Le nœud

Certificat en arts visuels, Université de Sherbrooke

L’homme occupe sur terre beaucoup d’espace en tentant de dominer son environnement. Dans l’espace urbain, les jardins sont à l’image de cette domination, une idéalisation de cette nature qu’il veut docile et prévisible. Par ce geste, l’homme se veut et se perçoit alors en harmonie avec son environnement, bien au chaud comme dans un nid. Mais cette volonté d’aménager le territoire exprime son sentiment de séparation d’avec la nature et son besoin de supériorité, jusqu'à oublier qu’il en est lui-même issu! Ses comportements reflètent d’ailleurs souvent cette conflictualité, le nœud de la guerre contre ses propres démons. Heureusement, la nature nourricière a toujours le dernier mot et sur l’édifice de la raison humaine, elle sait reprendre ses droits.

Monument éphémère


Jardin d’accueil

Coopérative jeunesse de service, Arrondissement de Brompton

Nous avons lancé une invitation toute spéciale à la CJS, celle de réaliser une œuvre vivante dans le cadre des Jardins réinventés de la Saint-François. Et quel canevas idéal que la clôture qui longe le parc de la Rive.

Cette clôture froide et austère devient, sous les mains de ces jeunes créatifs de Brompton, une immense toile vivante où poussent les vignes, les fleurs et autres végétaux.

Acquérir des connaissances, mettre les mains dans la terre, prendre davantage conscience de son environnement et développer son pouvoir créatif. C’est ce que nous avons proposé à ces jeunes.

Et maintenant, c’est à votre tour! Mettez la main à la pâte, faite un geste pour l’environnement, devenez créatif et embellissez votre petit coin de terre.

Ce jardin, au gré de l’été, poussera, profitera, se teintera de toutes les couleurs. Revenez le visiter, c’est une invitation.

La réalisation de ce jardin est rendue possible grâce au soutien de Jeunesse Active de Brompton et de ses partenaires.


Visite guidée

Participez à une visite animée des Jardins éphémères et du parc de la Rive. Vous y découvrirez un site riche d’histoire et de patrimoine. Profitez des aires de repos bordant la rivière Saint-François pour dîner en famille.


Rencontres autour des Jardins

Toutes les fins de semaine de juillet, dès 14 h, participez à des activités gratuites touchant la nature, le patrimoine, les arts et l’environnement, offerts par des invités spéciaux.