Les Jardins réinventés de la Saint-François


signature

9e édition
Du 3 juillet au 11 septembre 2016                                                                                              


Cet été, le parc deviendra à nouveau un laboratoire d’expérimentation et d’innovation pour les artistes multidisciplinaires. Installation in situ ou land art, les artistes réaliseront des jardins contemporains empreints d’histoire et d’originalité. Quant au public, avide de nouveauté, il redécouvrira le parc sous un aspect créatif et innovant.

En créant Les Jardins réinventés de la Saint-François, il y a sept ans, la Maison des arts et de la culture de Brompton s’est positionnée dans la région en tant que diffuseur d’un art actuel, multidisciplinaire. Seul laboratoire d’innovation et forum d’expérimentations récurrent en art des jardins contemporain in-situ sur le territoire Sherbrookois, l’événement Les Jardins réinventés de la Saint-François est un lieu d’inspiration qui offre une vitrine stimulante pour les artistes. En sortant l’art des lieux institutionnels traditionnels, la Maison des arts et de la culture de Brompton se fait le lieu d’expression de propositions artistiques libérées des contraintes classiques d’exposition et s’ouvre à un plus large public. Elle se positionne donc également face à l’art d’aujourd’hui et ses nouveaux modes de présentation.

Sarah Boucher, conservatrice Musée des beaux-arts de Sherbrooke.

 

été2016fb


Thématique 2016

MOUVEMENTS ET TRAJECTOIRES INSOLITES 

 

Pour la programmation 2016 des Jardins réinventés de la Saint-François, nous proposons aux artistes la thématique Mouvements et trajectoires insolites.

La Maison des arts et de la culture de Brompton, de par son emplacement, est un témoin privilégié des mouvements de la nature et de l’activité humaine, de leur évolution et trajectoire au fil du temps.

Au premier regard, l’environnement naturel capte l’attention du promeneur. Il y a le mouvement de l’eau, celui de la rivière Saint-François. Elle se fait souvent tourbillonnante, parfois douce ou alors redoutable et décidée à poursuivre sa route hors de son lit. Chaque hiver, elle se charge de glaces, chaque automne elle se couvre d’oiseaux migrateurs se reposant de leur long périple. Il y a aussi le mouvement du vent qui peut prendre force et amplitude et modeler, au fil des saisons, la courbe d’une branche, la forme d’un tronc.

L’activité humaine n’est pas en reste dans ces mouvements divers. Les petits sentiers du parc invitent le promeneur à déambuler au gré des observations ou de la rêverie. Quoique peu utilisée, la voie ferrée qui jouxte le parc, atteste néanmoins de toutes ces trajectoires construites par l’activité humaine et industrielle ayant pris place en ces lieux au fil du temps.

L’événement Les Jardins réinventés de la Saint-François est une invitation à faire écho au lieu et à son occupation, à suggérer de nouvelles trajectoires, tantôt significatives, tantôt déroutantes. Les éléments qui nous entourent dans un parc nous sont communs et familiers. Mais, si on rêvait quelques instants d’univers déroutants, de parcours et mouvements inattendus, parfois insolites, mais toujours riches de sens?

 

Le comité de programmation de la Maison des arts et de la culture de Brompton 


Les artistes participants

Pierre Leblanc, Val-David

De vague et d’eau… ou à la recherche de la mer Patrie

Voir la fiche complète >

Trapper au collet du temps l’eau de ma provenance, en l’occurrence, celle du golfe et plus près de ma naissance, celle de Montréal et de son fleuve. Donner vie à ses formes et les statufier, tel sera mon projet. Cette partie océane de mes gènes m’habite constamment, car fils et petit-fils de marin, pêcheurs et autres navigateurs de l’archipel, mes souvenirs remontent à travers mes ancêtres jusqu’à la déportation que nous portons encore dans nos chairs à travers les âges. Les temps sont anciens, les temps sont nouveaux… À quel moment l’un et l’autre, comme dirait mon ami Gaston Miron, aujourd’hui disparu. Donc le temps est toujours actuel. De vague et d’eau, transporte mon histoire jusqu’à vous !


Andrew Chartier, Sherbrooke

Le parcours d’un souffle

Voir la fiche complète >

Cette oeuvre fait partie d’une série de sculptures électro-mécaniques qui ont toutes comme mission première…la valorisation du paysage immatériel. Cette production comprend, la mise en place d’une manière d’échantillonner ce paysage et d’autre part, une manière de collectionner ces informations. Fabriqué principalement à partir d’objets trouvés, ce dispositif de collectionnement comprend une série de capteurs éoliens reliés à une machine à graver installée à proximité. Le but de cette exploration esthético-climatique est de graver sur une plaque d’ardoise les moindres soubresauts du facteur vent, ici et maintenant…et tout au long de l’exposition. Comme dernière étape à ce processus expérimental…une série de tirages sur papier sera imprimée.


Ida Rivard, Notre-Dame-des-Bois

Espèce en voie d’apparition: les électrofish

Voir la fiche complète >

Ce banc d’électrofish navigue sur le phénomène de l’obsolescence programmée, invisible comme la faune océanique, ou même riveraine, pourtant présente dans presque tous les recoins de notre actualité photoshopée. Ainsi, nous sommes submergés par les déchets durs, mous, de plastique, moteurs, sans cœur, ad nauseam… Si les multiples gadgets associés aux TIC (technologies de l’information et de la communication) sont souvent utilitaires, nous pouvons aussi être submergés par une utilisation abusive, ce siècle célébrant l’identification à nos biens, à nos réseaux, à notre image. L’aspect ludique de cette installation n’est donc pas fortuit: voici une invitation à jouer, à créer, à redessiner notre trajectoire, au-delà des diktats des apparats.


Catherine Longpré, Sherbrooke

L’acer apocope, fruit de l’homme

Voir la fiche complète >

L’arbre à pneu du latin acer apocope, produit des fruits sur une période d’environ 70 ans. Du pousse-pousse à la voiture, en passant par le vélo, le fruit se transforme traversant différentes étapes importantes de sa vie. Plus le temps avance, plus il grandit, s’épaissit et s’alourdit. Le jeune est au début près de la branche, mais avec le temps il s’éloigne de son support. Le changement s’effectue rapidement et signifie, entre autres, l’abandon des petites roues pour faire place aux plus grandes et trouver l’équilibre nécessaire. La période du vélo est assez courte et le cycle se termine généralement quand le fruit atteint la phase du stationnement. Soit abandonné ou recyclé, il abonde dans les arrière-cours, les remises ou autres terrains vagues. Les chercheurs ne s’entendent toujours pas sur la raison d’être de l’acer apocope. Son fruit est indigeste et dénaturé de sa fonction principale. De plus, son mouvement d’oscillation évolue dans une trajectoire insolite par une croissance vers le bas.


Éric Guay, Sherbrooke

Pygargue à tête blanche

Voir la fiche complète >

En lien avec la thématique Mouvements et trajectoires insolites, cette installation s’inspire d’un oiseau de proie reconnu pour sa force saisissante et son énergie: le pygargue à tête blanche. Pour les Amérindiens, il était considéré comme le messager des dieux. Robuste, majestueux, il peut voler durant des heures. Parfois, on peut même l’apercevoir planer au-dessus de la rivière Saint-François et de la Maison des arts et de la culture de Brompton… Constituée uniquement de branches tressées, l’œuvre présentée ici est une interprétation libre de l’évolution de cet animal mythique prenant son envol. Mais où sa trajectoire le mènera-t-il?


Valérie J Gosselin, Sherbrooke

Présences

Voir la fiche complète >

Cette installation invite l’observateur à cheminer en compagnie d’humanoïdes pour atteindre un belvédère dévoilant une parcelle de la rivière Saint-François. Présences suggère la mise en évidence, souvent inconsciente, de ce qui meuble notre topographie personnelle et qui guide et dicte notre trajectoire. Exposée dans cet environnement entourant la Maison des arts et de la culture de Brompton, l’installation tente de scinder les frontières temporelles de ce milieu qui a vu défiler nombre de vies humaines pendant des millénaires. L’oeuvre devient une sorte de lieu commun physique et anthropologique qu’il vous est maintenant donné d’expérimenter.


Étudiants en arts visuels de l’Université de Sherbrooke

Vertige   

Voir la fiche complète >

L’œuvre, dont le dessin forme une spirale, est constituée d’éléments de bois placés à la verticale qui marquent le rythme le long du sentier balisé. D’abord rapide, celui-ci ralentit progressivement pour accélérer à nouveau évoquant l’idée du mouvement. Tournant jusqu’en son centre, une insolite sensation de vertige s’empare de celui qui s’y aventure. Un miroir, placé au sol en fin de parcours, renforce cette étrange expérience par jeu d’images réfléchies. L’objet met également en évidence l’idée de trajectoire terre-ciel. Cette idée est consolidée par l’épaisse canopée de feuillus qui crée une sorte de tunnel ouvert sur la voute céleste. Enfin, les ombres projetées au sol à la manière d’un cadran solaire rappellent le temps qui file, exprimant le mouvement au sens temporel.


Élèves de la concentration Arts et culture du pavillon Montcalm

Différence unique

Voir la fiche complète >

Deux cent cinquante images, cent vingt-cinq élèves, trois niveaux, trois préoccupations artistiques et historiques, tous unis dans un changement adaptatif continu et commun. La trajectoire proposée se dessine sous le murmure du vent, de sa tourmente ou de son fredonnement. Le visuel insolite et accrocheur surprend grâce à son mouvement, tel celui de l’âme, du cœur ou de l’humeur. Cette mouvance alternative des éléments du cube, parfois passive, parfois apparente, assurément perpétuelle, implique peu finalement…et tout à la fois!


 

MERCI À NOS PARTENAIRES ET COLLABORATEURS  

Logo_de_la_Ville_de_Sherbrooke.svg commanditairesété2016 commanditairesété2016   commanditairesété2016

 

 

 

logo    téléchargement   commanditairesété2016

Université_de_Sherbrooke_(logo).svg