Les Jardins réinventés de la Saint-François


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7e édition
DU 21 JUIN AU 17 AOÛT 2014

Ouverture officielle: le dimanche 22 juin à 14 h


Cet été, le parc deviendra à nouveau un laboratoire d’expérimentation et d’innovation pour les artistes multidisciplinaires. Installation in situ ou land art, les artistes réaliseront des jardins contemporains empreints d’histoire et d’originalité. Quant au public, avide de nouveauté, il redécouvrira le parc sous un aspect créatif et innovant.

 

En créant Les Jardins réinventés de la Saint-François, il y a sept ans, la Maison des arts et de la culture de Brompton s’est positionnée dans la région en tant que diffuseur d’un art actuel, multidisciplinaire. Seul laboratoire d’innovation et forum d’expérimentations récurrent en art des jardins contemporain in-situ sur le territoire Sherbrookois, l’événement Les Jardins réinventés de la Saint-François est un lieu d’inspiration qui offre une vitrine stimulante pour les artistes. En sortant l’art des lieux institutionnels traditionnels, la Maison des arts et de la culture de Brompton se fait le lieu d’expression de propositions artistiques libérées des contraintes classiques d’exposition et s’ouvre à un plus large public. Elle se positionne donc également face à l’art d’aujourd’hui et ses nouveaux modes de présentation.

Sarah Boucher, conservatrice Musée des beaux-arts de Sherbrooke.

 

Louise Plamondon.  Crédits: Martin Labrie


Les artistes participants

 

Thomas Fontaine, France                                                                                                                                               

Ruine (impression photographique, pierres)

Écouter Thomas Fontaine

Quelles traces technologiques et écologiques laisserons-nous à nos descendants? Partant de ces questionnements, Thomas Fontaine réalisera sur des pierres du parc l’empreinte partielle d’une image de la ruine de la centrale de Fukushima.  

 

Valériane Noël et Jérémie St-Pierre, Montréal

Débâcle (toiles bleues)

Écouter Valériane Noël

Raison d’être de la fondation de la ville, source d’énergie des diverses industries qui s’implantèrent le long de son parcours, couloir pour le transport des marchandises et espace récréatif, l’eau revêt une importance fondamentale dans l’histoire de Brompton. Le projet représentera l’importance d’un moment qui marque le territoire et qui forgent son identité. L’installation s’inspirera de cette dimension motrice et vitale de l’eau et vise à sensibiliser le spectateur à la valeur écologique du littoral, des rives et des plaines inondables ainsi qu’à l’Importance d’assurer leur protection.

Crédits: Martin Labrie

 

Carolle Priem-Schutz, France

Table Stellaire (cercle en granit, technique de burinage)

Écouter Carolle Priem-Schutz

L’installation suggère une histoire d’observation de la voûte céleste. Par des points et des lignes, l’artiste trace une carte étoilée sur un cercle de granit. Elle s’inspire des vestiges des civilisations anciennes tels que le calendrier Aztèque, le disque de Nebra ou les pétroglyphes amérindiens. C’est par l’observation de ces objets du passé que nous essayons de comprendre les connaissances astronomiques de ces différents peuples. Pour ce projet, elle cherche à laisser une trace de nos connaissances actuelles en astronomie.

Crédits: Martin Labrie

Crédits: Martin Labrie

 

Louise Plamondon, Québec

Passage (structures métalliques, drapeau, estampe)

Écouter Louise Plamondon

Le projet s’inspire de l’idée du drapeau tibétain qui balance ses messages dans l’espace. Des structures métalliques évoquant la forme d’oiseaux migrateurs serviront de mat pour suspendre des bandes de tissus multicolores sur lesquels des motifs repérés sur le site seront imprimés.

 

Manon Sabourin, Lanaudière

L’arbre aux glyphes (bois, boîtes de pétri, cire, photographie)

Écouter Manon Sabourin

Le projet est une réflexion sur l’empreinte génétique et l’empreinte créatrice. L’installation sera composée de morceaux de troncs d’arbres qui supporteront différentes petites pièces construites à partir des boîtes de pétri. Les boîtes sont remplies de cire gravée, de cire avec des empreintes d’éléments de la nature ou de photographies. Les boîtes de pétri rappellent le milieu de culture et les formes oculaires du microscope.

Crédits: Martin Labrie

Crédits: Martin Labrie

 

Sarla Voyer, Montréal

Figure d’un jardin (branches, plastique, miroirs, objets)

Écouter Sarla Voyer

Ce projet d’installation est porté par l’intention de figurer un tracé, de marquer un territoire qui se déploie en une structure qui s’étale dans l’espace de manière à suggérer l’image d’un labyrinthe. Cette structure est composée de fragments de la nature, qui seront transformés, emballés d’une pellicule de plastique blanche qui enserre leur forme à la manière d’un bandage (révélant et cachant leur forme originale).

Crédits: Martin Labrie

Crédits: Martin Labrie


La Dame Howard et son jardin

En nouveauté cette année, une œuvre en trois dimensions sera réalisée au Domaine Howard par une équipe d’horticulteurs de la Ville de Sherbrooke, composée de Claude Giguère, Maude Pelletier et Nathalie Côté. Dans les magnifiques jardins du Domaine, cette œuvre entièrement composée de plantes et de végétaux verra le jour sous les traits de la Dame Howard. La femme du sénateur, cette dernière passionnée de jardins potagers et floraux fit construire les serres actuelles et donna au Domaine le visage tel qu’on le connaît aujourd’hui. Plus qu’une mosaïculture, ce jardin réinventé réalisé par les gagnants de la médaille d’or nationale aux Mosaïcultures de Montréal en 2013, ouvrira une porte sur l’empreinte patrimoniale et culturelle laissée par la grande dame aux Sherbrookois. Nous sommes très fiers de cette collaboration qui a pour but de faire connaître les Jardins réinventés de la Saint-François à un plus large public mais aussi de promouvoir l’excellence du travail des horticulteurs de la Ville de Sherbrooke et du côté créatif qui les animent.

Une collaboration de l’équipe d’horticulteurs de la Ville de Sherbrooke, Destination Sherbrooke et du Centre cultuel et communautaire de Jacques-Cartier

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Les étudiants du certificat en arts visuels de l’Université de Sherbrooke et leur jardin

L’association avec l’Université de Sherbrooke et le certificat en arts visuels se poursuit. Un huitième jardin sera réalisé par Johanne Côté, Marie-Andrée Domingue et Danny Marchand, dans le cadre du cours tutoral intitulé ART 222 Pratique environnementale de l’in situ sous la supervision de Diane Boudreault, responsable et chargée de cours au certificat. Tout en faisant un clin d’œil au pont d’acier actuellement érigé, l’ installation de ce collectif d’étudiants rendra hommage aux trois premiers ponts de bois qui ont marqué l’histoire de Bromptonville.

Crédits: Martin Labrie

Crédits: Martin Labrie


Thématique 2014

 

EMPREINTES

L’empreinte désigne habituellement une marque distinctive laissée par un objet, un être vivant, un individu, voire même une société. De la première empreinte de main sur les parois préhistoriques, aux techniques les plus achevées de moulage et d’impression en passant par les pétroglyphes amérindiens, ces anciennes gravures sur pierre retrouvées à proximité de la Maison des arts et de la culture de Brompton, de tout temps, l’empreinte est la trace de l’homme, la matérialisation d’un contact, d’un message, d’un événement.

La Maison des arts et de la culture et le parc de la Rive sont des lieux qui, en raison de leur géographie, sont empreints d’histoire (naturelle, culturelle et industrielle). Ainsi, le thème privilégié à la fois pour l’événement d’art in situ et pour l’exposition intérieure s’inspire de cette réalité et ouvre sur différentes avenues reliées tant à l’univers des arts visuels qu’à celui de l’histoire et du patrimoine. Car si l’empreinte est la trace de l’homme, le temps aussi laisse la sienne.

Élément riche en variation, l’empreinte permet d’aborder l’objet, la matière, la forme dans un contexte de la trace, de la transmission mimétique et de la reproductibilité. Bref, la thématique met en valeur cette opération – à la fois simple et complexe – qui consiste à capter et dupliquer le réel et à en donner une représentation plus ou moins précise. Car bien souvent l’empreinte relève de la duplication d’une forme ou d’une action, d’un dédoublement qui propose un « semblable »  à partir d’un « original » selon des approches techniques diverses : empreinte par frottages, par moulage, par impressions.

À l’heure où l’empreinte écologique retient l’attention et réclame des actions et où l’empreinte génétique soulève des questions éthiques, qu’en est-il des pratiques artistiques de trace ou d’empreinte comme la gravure, la sérigraphie et la photographie, mais aussi comme le Land Art, le Body Art et la performance? À l’évidence, le thème est d’actualité à plusieurs niveaux; il ouvre à de nombreuses réflexions, permet divers axes de création et promet des propositions artistiques certainement pertinentes, voire surprenantes.

Martin Labrie

Membre du comité artistique des Jardins réinventés de la Saint-François

 

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