Les Jardins réinventés de la Saint-François

Du 8 juillet au 15 septembre 2018

Ouverture officielle de la saison estivale:

Dimanche le 8 juillet 2018, 14h

L’événement, Les Jardins Réinventés de la Saint-François, est une manifestation artistique extérieure d’envergure au cours de laquelle des créateurs élaborent des installations éphémères qui s’intègrent à la nature. Les artistes sélectionnés réalisent, en partie en atelier et en partie sur le site, une installation non permanente s’inspirant du lieu, le parc de la Rive, et d’une thématique. De plus, des expositions se tiennent chaque année en parallèle, à l’intérieur de la Maison des arts et de la culture de Brompton, en lien avec cette même thématique. 

 

Thématique saison estivale 2018

 

Le Parc de la Rive et la Maison des arts et de la culture de Brompton sont des lieux surprenants où tout est possible! Si, au moment de franchir le seuil du Parc de la Rive, tout semble bien paisible, en réalité on y découvre rapidement des mondes foisonnants de vie. Tels des pop-up, toutes sortes d’éléments s’y déploient ou s’y animent.

Pour cette 11e édition, la thématique proposée invite à un éclatement de formes, de couleurs et d’échelles, de mondes imaginaires et ludiques, d’associations libres ou encore d’éléments surréalistes combinés où les installations transporteront le spectateur dans un autre univers. Les artistes ont été invités à penser à des œuvres surprenantes, mais aussi à des installations sous forme de jeu, favorisant les approches participatives, interactives ou encore immersives, mettant ainsi l’expérience du spectateur au cœur de la rencontre!

Grâce aux associations libres que ce lieu leur inspire, les artistes y proposent à leur tour des plaisirs inattendus. Plaisirs pour les yeux, pour la réflexion, pour les sens ou simplement pour s’amuser!

La 11e édition de l’événement Les Jardins réinventés de la Saint-François est donc une invitation au jeu, à la découverte, aux rêves les plus fous!


Les artistes participants

André Fournelle, Montréal

Amélie Pomerleau, Sherbrooke

en collaboration avec le Comité du patrimoine de Bromptonville

Le sacre de la rivière 

Lieu sacré pour les amérindiens, lieu d’ancrage de Brompton, lieu où tout a commencé, la rivière St-François est un mélange de beauté, de force, de tragédie et d’histoire. L’éclair, symbole souvent utilisé dans le mouvement artistique Pop art ainsi que dans le travail de l’artiste André Fournelle, symbolise ici la force de la nature liée à la rivière, mais également l’énergie de la communauté de Brompton; énergie humaine, culturelle, hydraulique et patrimoniale. L’éclair marque le granit, tel un pétroglyphe, pour y inscrire un lieu, y révéler une rivière, et immortaliser ainsi l’histoire de Brompton et son identité à travers le temps.

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Ultra Nan, Sherbrooke

Direction

Ultra Nan, c’est un petit bonhomme fort sympathique dont les dessins se font le reflet de notre société actuelle, ses espoirs tout comme ses coups de gueule. Avec ses traits naïfs, son auteur a voulu créer un personnage tout simple, universel, dans lequel on peut facilement se reconnaître. Son objectif est de rendre l’art accessible pour tout le monde. Jamais de texte, ni de paroles, l’interprétation reste libre pour chacun. Mais ses illustrations, fortement évocatrices, laissent rarement indifférentes… Le dessin devient un outil pour faire passer un message et porter un regard critique envers notre monde. Avec ses thématiques très souvent engagées, Ultra Nan lui permet d’exprimer ses frustrations, de prendre position selon sa conscience sociale.

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Geneviève Dupont-Daigneault, Sherbrooke

Espace pluriel

Comme artiste peintre, Geneviève Dupont D. pense le tableau d’une façon nouvelle et à le faire éclater de sa forme traditionnelle. Segmentée en plusieurs plans, l’œuvre se déploie dans l’espace et présente un paysage abstrait sur plusieurs panneaux.

Le spectateur est invité à circuler à travers la peinture en empruntant les chemins créés par les diverses sections du tableau pour découvrir l’œuvre dans un rapport intime. Déceler des sections cachées, percevoir les coups de pinceau, les marques du geste, la texture du bois, tous des témoins de l’historique de l’œuvre.

Le point de vue frontal de la sculpture permet de voir le paysage dans sa forme en deux dimensions, tel un tableau traditionnel. En se déplaçant autour de l’œuvre, le point de vue change, permettant de voir les diverses sections du tableau et la nature à travers lui.

Le motif de cosmos, qui réfère autant à l’infiniment grand et à l’infiniment petit, est un motif récurrent de son travail. Il contribue à créer des territoires plus vastes, s’ouvrant vers l’infini.

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Collectif Pop-up OrKestra, Sherbrooke

Pierre Pino Noël

Luc Pelletier

En collaboration avec les élèves du programme enrichi en arts visuels de l’École Secondaire de Bromptonville

Pop-up OrKestra

Jouer, oser, tâter-toucher, essayer, résonner.
Se rencontrer, se regarder, s’écouter.
Pop-uppez! Seul, à deux ou en gang. Et s’inventer des instants ensemble.
Vibrer en chœur et en cœur.

L’art ludique à porter de mains.

Le mobile qui tintinnabule
Le balafon qui sonne le fun
Les hochets qui grelottent
Pis tous les cajónistos de l’École Secondaire de Bromptonville!

À vous de jouer !

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Alexandre Ménard, Montréal

Le fugitif

Présentée sous la forme d’un parcours, cette installation revisite certains clichés propres au cinéma hollywoodien. Elle met en scène la fuite d’un protagoniste faussement accusé et devant prouver son innocence en marge de la loi. Pourchassé par les forces de l’ordre, ce dernier parcourt terre, ciel et mer, dans une chasse à l’homme rocambolesque. Barrage et poursuite policière, fuite spectaculaire, actions dangereuses, aide de complices et arrestations y sont représentés par un détournement du langage iconographique de la signalisation routière. Des pictogrammes existants sont donc prélevés de différents panneaux, puis librement combinés dans de nouveaux ensembles qui dépeignent les actions clés du récit. L’installation revêt une forme ludique pour l’artiste qui se joue des codes de l’estampe, de la signalisation routière et de certaines productions hollywoodiennes, ainsi que pour le spectateur qui décode une à une les associations iconographiques pour en reconstruire la narration. De celles-ci émerge alors le souvenir de multiples références cinématographiques et télévisuelles, mais également des interrogations liées à l’origine probable des pictogrammes employés.

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Geneviève Baril et Isabelle Ayotte, Trois-Rivières et Champlain

Marche et parle doux

Marche et parle doux
ne t’use pas et
appelle ta bonne fortune

les yeux au ciel
accueille les jeux subtils
les chants muets
les silences bienveillants

déchausse-toi
laisse le bruit sur le seuil
et du regard
cueille ta chance

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Pierre Leblanc (œuvre permanente), Val-David

De vague et d’eau…ou à la recherche de la mer Patrie

Trapper au collet du temps l’eau de ma provenance, en l’occurrence, celle du golfe et plus près de ma naissance, celle de Montréal et de son fleuve. Donner vie à ses formes et les statufier. Cette partie océane de mes gènes m’habite constamment, car fils et petit-fils de marin, pêcheurs et autres navigateurs de l’archipel, mes souvenirs remontent à travers mes ancêtres jusqu’à la déportation que nous portons encore dans nos chairs à travers les âges.

Les temps sont anciens, les temps sont nouveaux…
À quel moment l’un et à quel moment l’autre ?
À quel moment l’un et l’autre, comme dirait mon ami Gaston Miron, aujourd’hui disparu.
Donc le temps est toujours actuel.

De vague et d’eau…, transporte mon histoire jusqu’à vous !

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Collectif Les Chiffres, Sherbrooke

Do Lessard

Émile CD

Arnold

Quand les géants ne sont pas là, les fourmis dansent

Dans le monde des fourmis, les humains sont des géants et lorsqu’ils se rendent au parc pour un pique-nique en famille, c’est une occasion en or pour se régaler.

La thématique POP UP a inspiré aux artistes un changement d’échelle consistant en une représentation agrandie d’un panier d’osier se faisant piller par des fourmis sur une table à pique-nique. Par le biais d’un concept imaginaire, surréaliste et ludique, les participants sont invités à grimper sur cette table géante afin de découvrir ce qui se cache à l’intérieur du panier. Élément incontournable des parcs québécois, la table est un objet rassembleur qui s’intègre parfaitement au parc de la Rive où niche la Maison des arts et de la culture de Brompton.

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Stéphanie Morissette, Sherbrooke

Les trois profondeurs de champ

Une mémoire présentée en séquence – en trois temps – où s’ajoutent des éléments colorés comme les billots de bois, les fleurs et la table à pique-nique, pour revisiter le passé et s’attarder sur le lieu avec une touche amusante. Les trois profondeurs de champ fait référence à la drave et au métier qui fut pratiqué à Brompton au début du siècle dernier en lien avec une importante scierie ainsi qu’une manufacture de transformation du bois sur les berges de la rivière Saint-François. Comme une caméra, la forme des trous dans les panneaux rappelle l’iris, ce diaphragme qui, comme dans une caméra, permet de contrôler l’entrée de la lumière et une meilleure vision de la profondeur de champ selon son ouverture. C’est par cet outil que les images s’empreignent dans notre appareil photo ou dans notre cerveau. L’installation offre un point de vue stratégique sur le chemin de fer et la Maison des arts et de la culture de Bompton.

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Pierre Fisette, Lawrenceville

Funky éco animals

Elles ont d’abord poppé de l’imaginaire créatif de Pierre Fisette et d’un lot de vieux pneus qui allaient finir leur vie beaucoup trop tôt. À ces pneus découpés et rassemblés avec minutie en figures animales, viennent se greffer des objets et des matériaux divers; ustensiles, clous, métaux, verres, etc. Ces sculptures animalières funky sont maintenant rassemblées et cohabitent ensemble à travers cette installation ludique de l’exposition POP UP.

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Université de Sherbrooke

Yvan Brunet

Shanny Coté

Marie-France Faguy

Vicky Morin-Coulombe

Marie-Eve Yergeau

Nancy Roy

Pop O3

« Jouer dans le sable en créant des liens. Creuser la terre pour découvrir des secrets. Sortir des éléments du cadre pour sortir des normes établies. Faire un chemin dans le sable afin d’en faire son tracé de vie. Construire, déconstruire ou se reconstruire au travers des épreuves et des obstacles enfouis au tréfonds du bac. Jouer, tout simplement pour jouer ». Marie-Eve Yergeau et Marie-France Faguy.

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École secondaire Mitchell-Montcalm

Les mâts qui POP

Les mâts qui POP vise à rendre hommage aux peuples des Premières Nations. Il y a plusieurs années, les Abénaquis ont laissé leur trace ici, sur ce site, sous forme de pétroglyphes; ils ont surnommé le lieu « Pihmilosek » qui signifie « là où l’eau tourbillonne ». Inspirés de la thématique proposée, les blocs s’éclatent et se déploient vers le ciel. Ils « Pop » du sol à la manière des mâts totémiques amérindiens. Sensibiliser les spectateurs à notre passage sur la terre, notre consommation, nos déchets, aux traces que nous laissons, fait partie du défi proposé aux élèves pour ce projet.

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