La Rivière St-François : 

quand les flots traversent 

l’histoire…


La St-François… en détails


Prenant sa source dans le lac St-François, la houleuse rivière St-François dispose d’une superficie de 10 200 km2, dont 14% se trouve dans l’État du Vermont, aux États-Unis. Longue de plus de 200 km, son parcours s’étend des Cantons-de l’Est – dont elle constitue le principal cours d’eau – la région de Bois-Francs et une partie du Centre du Québec. Elle termine sa longue course dans le Lac-St-Pierre qui lui, se jette dans le Fleuve St-Laurent.

Plusieurs rivières importantes partagent leur réseau hydrographique avec la St-François, comme la rivière Magog, la rivière Massawippi et la rivière Sauvage. Sur son passage, habitent près de 350 000 personnes, réparties dans 102 municipalités. Du Lac St-François au fleuve St-Laurent, elle rencontre 7 sites d’enfouissement, 61 stations de traitement des eaux usées et 18 barrages hydroélectriques.

Plusieurs usines, dont la Kruger de Brompton, bordent aussi les rivages de la capricieuse St-François, ce qui a occasionné au cours des dernières années, une diminution de la qualité de l’eau. Sa faune et sa flore variées – 200 espèces animales et 56 variétés de plantes terrestres et aquatiques, en font un joyau du décor tantôt valonneux, tantôt montagneux de trois régions du Québec.

Un peu d’histoire…


La majestueuse rivière St-François fut désigné sous sa forme anglophones – St-Francis – du milieu du XIXe siècle jusqu’au début du XXe siècle. Par contre, ce ne fut pas toujours St-François qui fut, en quelque sorte, le saint-patron de ce cours d’eau. Plusieurs sources révèlent que la rivière avait été baptisée Saint-Antoine – saint-patron des Amérindiens – au cours du XVIIe siècle :

«Les Jésuites, en 1632, donnèrent le nom de St-François à la rivière qu’ils devaient remonter pour se rendre dans cette partie du pays. Par cet acte de religion et de piété, ils se mettaient sous la protection de l’apôtre des Indes (St-François-d’Assise) tout le territoire baigné par les eaux sanctifiées de cette belle rivière.»1

 


Tiré du Registre des expéditions concernant les Indes Orientales et la Nouvelle-France (1674) MERCIER A-M, HAMEL, J-F, Rivières du Québec : découvertes d’une richesse patrimoniale et naturelle, Éditions de l’Homme, Montréal, 2004

 

Source : Véronique Lessard