les expositions d’hiver

Jusqu’au 22 mars 2026, nous accueillons les expositions hivernales à la Maison des arts et de la culture de Brompton. Les artistes Claudel Lauzière Vanasse, Étienne Rousseau et Ponk (finaliste au Prix Relève 2025 du Conseil de la culture de l’Estrie) présentent leur corpus respectif qui abordent des thématiques telles que le deuil, la maladie et la dégradation du vivant, mais aussi de la résilience qui émerge de chacune de ces situations.

LE JARDIN DES NAUFRAGES

par Claudel Lauzière Vanasse

BIOGRAPHIE

Lire la biographie

Claudel Lauzière Vanasse est né à Drummondville en 1993. Il détient un baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal de même qu’une maîtrise en arts visuels de l’Université Laval. Il a aussi étudié à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris. Multidisciplinaire, sa pratique s’inscrit principalement dans le champ pictural ainsi que ceux des arts numériques et de l’installation. Il s’intéresse aux questions relatives à l’identité, au genre, à l’hybridité, au statut de l’objet d’art ainsi qu’à la relation entre les codes sociaux et les codes propres à chaque médium artistique. 

L’artiste se démarque dès le début de sa carrière en remportant plusieurs prix, bourses et distinctions, dont la bourse Tremplin du programme Soutien à la pratique artistique des jeunes, offert par la Ville de Drummondville (2017).

Depuis 2019, il enseigne les arts visuels au Cégep de Drummondville tout en poursuivant sa carrière d’artiste. De plus, il s’implique dans le milieu artistique de sa région, notamment à la Fondation Grantham pour l’art et l’environnement dont il devient le directeur des opérations en 2024. 

Son travail a été mis en valeur dans plusieurs expositions individuelles et collectives, présentées dans diverses villes du Québec et à Paris. On retrouve ses œuvres dans des collections privées et publiques, entre autres celles de la Ville de Drummondville, de la MRC de Drummond et du Cégep de Drummondville.

Démarche artistique

Lire la démarche artistique

Le travail de Claudel Lauzière Vanasse s’inscrit dans une volonté d’explorer les différentes composantes ainsi que les multiples facteurs qui constituent l’identité. À sa manière, il tente de répondre à cette question qui peut paraître simple, mais dont la réponse semble paradoxalement toujours être en évolution : quelles sont les caractéristiques intrinsèques qui nous définissent et comment peuvent-elles prendre forme au sein du langage plastique ?

Il lui vient alors le réflexe de mettre le tout en perspective en soulevant l’ambiguïté et la complexité qui caractérisent la majorité des concepts reliés à cette réflexion. En mobilisant la figure de l’hybride, l’artiste aborde les notions d’intersection et d’entre-deux, mais aussi la possibilité du « à la fois ». Cette approche lui permet d’outrepasser la binarité des couples conceptuels comme le construit et le déconstruit, le vrai et le faux, le masculin et le féminin.

Parallèlement, ses recherches portent sur des questions relevant de la peinture tout en empruntant des stratégies associées à d’autres médiums comme la sculpture, la photographie et le photomontage numérique. Il en résulte des œuvres hybrides qui interrogent leur propre statut. Dans un rapport analogique, les différentes étapes nécessaires à la construction de l’image ou de l’objet sur le plan plastique font alors écho aux différents motifs de l’identité.

LE MONDE DANSE ENCORE

par Étienne Rousseau

BIOGRAPHIE

Lire la biographie

Étienne Rousseau est un artiste originaire de Québec, établi à Sherbrooke. Détenteur d’un baccalauréat et d’une maîtrise en arts visuels de l’École d’art de l’Université Laval, il a également complété diverses formations spécialisées en photographie et en estampe.
Son travail a été présenté dans divers lieux d’exposition, dont Manif d’art, Atoll – art actuel, le Centre des arts et de la culture de Saguenay, l’Espace culturel du Quartier ainsi qu’à la Bibliothèque de Chicoutimi en collaboration avec Le Lobe et la Ville de Saguenay. Il a aussi exposé à l’international, notamment en Belgique, en Italie et en Espagne. Il participe à des initiatives visant à démocratiser l’art, notamment Les fenêtres qui parlent, Les Encans de la quarantaine et La mini-expo à Cartier-Brébeuf.

démarche artistique

Lire la démarche artistique

Sa pratique explore la mémoire du corps, ses transformations et ses traces. Il interroge les tensions entre présence et absence, soin et poison, beauté et abjection, en mettant en lumière la fragilité de l’existence et les marques qu’elle laisse derrière elle. La métaphore occupe une place importante dans son travail, particulièrement à travers ses objets transformés, qui deviennent des images poétiques et symboliques autant que des formes matérielles.

Par des formes organiques, des textures virulentes et des teintes acidulées, il évoque un univers en mutation où la vitalité côtoie la dégradation. Ses œuvres empruntent à la biologie, au minéral et au cellulaire, tissant des analogies entre microcosme et cosmos, corps et paysage, entre ce qui grandit et ce qui s’efface. Les couleurs radioactives, les structures flottantes et les éléments hybrides matérialisent la progression insidieuse de la maladie, de l’altération et du passage du temps.

L’archive occupe une place essentielle dans son travail : qu’elle soit médicale, intime ou sensorielle, elle devient un vestige du corps, une tentative de saisir l’inexorable. Il s’attarde sur les cicatrices visibles et invisibles, les traces laissées par l’érosion du temps, les empreintes d’une disparition en cours.

À travers l’accumulation, la superposition et l’effritement, il cherche à matérialiser ce qui échappe, à révéler ce qui persiste malgré l’absence. Son travail oscille entre l’intime et l’archivistique, la chair et la trace, le biologique et l’abstrait. Il constitue une cartographie du passage, un dialogue entre la transformation et l’oubli où chaque élément devient un témoin de ce qui fut, de ce qui lutte pour rester.

PRÉMISSE D’UNE BRODERIE

par Ponk

biographie

Lire la biographie

SherbrookoisE, Ponk est unE artiste non-binaire dont la pratique se concentre principalement sur les arts textiles, qu’iel aborde comme un espace de résistance, de mémoire et de transformation. Membre du Club de dessin de Sherbrooke, iel s’associe à une esthétique punk, revendiquant une approche indisciplinée, expressive et critique des normes établies.

Titulaire d’un baccalauréat en Arts visuels et médiatiques de l’UQAM, Ponk évolue entre enseignement et création, cultivant une démarche transversale où le geste artistique dialogue avec la transmission. Sa pratique s’ancre dans des techniques telles que la broderie libre à la machine, la gravure et la sérigraphie, qu’iel mobilise pour interroger les frontières entre texte, image et matière.

Son travail explore les dimensions intimes et politiques du textile, sa capacité à faire trace, à porter le corps et à créer du lien. À travers une approche rigoureuse et introspective, iel valorise les savoirs issus du geste, questionne les normes sociales et rend visible ce qui est souvent relégué au silence — douleur, mémoire, vulnérabilité.

LauréatE de la bourse Robert-Wolfe en 2020, Ponk reçoit en 2025 une bourse de recherche et création de la Ville de Sherbrooke pour le projet Broderies privées, amorcé lors d’une résidence estivale conclue par l’exposition Fils Sources. Ce projet en cours prend la forme d’un livre d’artiste sculptural dont les fragments se déploient dans l’espace, explorant la transformation du langage écrit en œuvre textile.

Son travail a été présenté dans divers contextes régionaux, notamment dans le cadre du Comité Arts et Culture Jacques-Cartier. Iel poursuit actuellement sa recherche autour de la performativité du textile, de l’espace du livre et de la broderie comme écriture, dans une perspective où l’art devient à la fois catharsis et outil de dialogue collectif.

démarche artistique

AtteintE de la maladie de Crohn et étant non-binaire, l’ensemble de ses œuvres s’oriente dans une perspective de réponse face aux angoisses du corps. Son travail résolument personnel ne s’inscrit pas dans le courant actuel plus conceptuel. Il tente une communication intime avec le spectateur dans le partage du questionnement face au corps : de la douleur, de l’angoisse, et, dans l’espoir possible de transcender la laideur et la maladie par une beauté fragile et étrange. 

La notion d’autoportrait et de vulnérabilité s’inscrit dans ses œuvres d’où transparaît un mélange entre des gestes parfois maladroits et violents dans un besoin de catharsis, et une certaine douceur dans des gestes intimes tels que la broderie. Son travail se réfère indéniablement au corps de façon figurative, métaphorique ou simplement dans la trace grossière de ses propres actions. 

À travers principalement la sculpture, mais aussi la sérigraphie et la broderie, iel explore son rapport au corps et son potentiel de cassure. La notion de non-binarité est présente dans ses plus récentes créations et tente une présentation de la discordance entre la perception de soi et les normes sociales. À travers ses sculptures, iel questionne, dénonce et amorce son processus de guérison.

* tout le crédit des photos revient au photographe dominick ménard


 


Programmation

Notre programmation complète !

Infolettre

Aimeriez-vous recevoir notre infolettre ? Inscrivez-vous !.

heures d’ouverture

Lundi: fermé
Mardi: fermé
Mercredi: 13h – 16h30
Jeudi: 13h – 16h30
Vendredi: 13h – 16h30
Samedi: 13h – 17h
Dimanche: 13h -17h

Aucun frais d’entrée.